Changer de talle!
Récemment, j’ai eu une révélation. En fait, une femme très sage m’a dit une phrase qui, je crois, va changer ma vie. Elle m’a soufflé tout simplement : «Change de talle.»
Mise en contexte : j’étais en voiture il y a quelques semaines avec mon amie Valérie et une de ses copines que nous ramenions à bon port. Nous parlions célibat, et garçons, évidemment. Marie-Soleil, la trentaine bien avancée, a alors demandé à Valérie comment allaient ses amours. Valérie s’est vidé le cœur, parlant de ses histoires sans avenir et de son découragement devant certains comportements de la gent masculine. J’en ai moi-même rajouté, même si la question ne m’était pas destinée!
Marie-Soleil a alors hoché la tête. Je crois qu’elle se revoyait, quelque 10 ans plus tôt, dans nos regards paniqués et dans nos complaintes. Après nous avoir écoutées vider notre sac, le silence s’est fait dans la voiture. Puis, Marie-Soleil a prononcé ces trois mots : «Changez de talle.»
Elle tenait en fait cette phrase d’une grande dame qui, après avoir longuement réfléchi aux relations hommes-femmes, en était venue à cette conclusion. Cette grande dame était nulle autre que Janette Bertrand!
«Les filles, c’est pas compliqué! s’est-elle exclamée. Il faut que vous sortiez de votre cercle si vous voulez rencontrer quelqu’un. Il faut que vous oubliiez les gars qui gravitent dans les sphères de votre domaine de travail, qui sortent dans les bars où vous allez, ceux qui sont les amis de vos amis!»
Je vous entends me dire : «Grosse révélation! On a toutes déjà entendu ça quelque part!» En fait, si, c’en est une, car même si on sait tout cela, on met rarement en pratique ce mantra de Madame Bertrand.
Pour prouver ce qu’elle avançait, Marie-Soleil nous a raconté qu’elle avait rencontré son chum dans un congrès où elle s’attendait à ne voir que des têtes blanches. Après avoir multiplié les aventures d’un soir et les histoires avec des gars qui n’étaient pas prêts à s’engager, Marie-Soleil a suivi les conseils de Janette, et la voilà amoureuse!
Il ne faut pas voir nécessairement ce conseil comme un automatisme et se mettre à fréquenter des endroits où on ne va jamais comme des bingos et des salons de quilles – même si on ne sait jamais! Il faut néanmoins prendre la peine de s’y
attarder un peu.
Pour ma part, les premiers endroits qu’il faut que je raye de ma liste, ce sont les bars. Pas que je vais arrêter de les fréquenter, je vais plutôt arrêter de les voir comme des endroits potentiels de rencontres amoureuses. Sauf en de rares occasions, je n’ai jamais fait la connaissance de «bons gars» dans un débit de boisson.
Je vais donc trouver quelque chose de complètement différent pour occuper mes vendredis soir, peut-être joindre un club de marche qui organise des activités vraiment de bonne heure le samedi matin! Je jongle aussi avec l’idée de m’inscrire à un club d’ornithologie. Entre les deux mon cœur balance!
Changez de talle, qu’ils disaient! Quand c’est Janette qui le dit, eh bien, on l’essaie!
Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.