Corne de l'Afrique: des milliers de vies auraient pu être épargnées

La communauté internationale a réagi…six mois trop tard! Dans un rapport, publié le 18 janvier à Londres, les ONG Oxfam et Save the Children dénoncent le retard « dangereux » de l’aide apportée par la communauté internationale lors de la famine qui a frappé  l’est de l’Afrique (Somalie, Kenya, Ouganda, Éthiopie et Djibouti) depuis l’été 2010. Si la communauté internationale avait réagi à temps, dès les premières alertes, des milliers de vies et des millions d’euros auraient pu être épargnés.

Dans ce rapport, intitulé Un retard dangereux, les deux ONG dénoncent «une culture d’aversion au risque» ayant entraîné, selon elles, un retard de six mois dans l’aide apportée par la communauté internationale.

Les agences humanitaires et les gouvernements auraient trop tardé à accroître leur réponse à la crise et beaucoup de donateurs voulaient avoir des preuves de la catastrophe humanitaire avant d’agir, selon le rapport.

D’après ces ONG, les premières alertes ont été données dès août 2010, mais il a fallu attendre juillet 2011 avant qu’une réponse significative soit apportée. Le taux de malnutrition avait alors largement dépassé le seuil d’urgence dans certaines parties de l’Afrique de l’Est et la crise faisait déjà l’objet d’une large couverture médiatique, rappellent-elles.

Oxfam reconnait que  «nous portons tous la responsabilité de ce retard dangereu,x qui a entraîné la perte de vies humaines en Afrique de l’Est, et nous devons tirer les leçons de cette réponse tardive».

Il semblerait que nous ayons attendu de voir « des images d’enfants affamés à la télévision» pour réagir.

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