Stéroïdes et silicone
Vous en avez peut-être entendu parler ailleurs, ou avez peut-être, comme nous, cru à une mauvaise blague. Bien non. Il y a effectivement un bar de la rue Saint-Laurent qui organise des soirées «Stéroïdes et silicone».
Nous avons bien voulu nous y rendre pour faire un compte rendu, mais après une fouille complète par l’équipe de sécurité, les responsables ont déterminé que nous ne souffrions pas d’atrophie testiculaire et que nous étions toujours bel et bien capables d’avoir ce qui doit être un lointain souvenir d’adolescence pour les gars présents : une érection. (Nous préférons ne pas donner les détails de cette fouille par souci d’intimité.)
Vous vous souviendrez qu’un autre bar (maintenant fermé) avait été vertement critiqué pour avoir organisé des soirées (excusez le langage) «Plottes à cash». Ouin.
Dans ce dernier cas, on ne savait pas trop de qui il fallait le plus se moquer : des organisateurs ou des filles qui se pointaient là.
Ce qui est bien avec l’industrie des bars, c’est qu’au moment même où on croit avoir atteint le fond du baril, un promoteur avec son diplôme de secondaire 2 réussit à descendre encore plus bas.
On ose à peine imaginer de quoi ça a l’air, une soirée «Stéroïdes et silicone»!
D’abord, la capacité du bar doit être considérablement réduite et la circulation doit être difficile.
De plus, on imagine que tout le monde porte des autocollants avec son nom dessus pour réussir à se différencier entre gars bronzés avec une grosse veine dans le front qui marchent comme des crabes à cause de leurs grosses cuisses, portant fièrement le Ed Hardy, et entre filles dont les faux seins et les faux cils n’ont d’égal que les faux sacs Vuitton!
Sérieusement, on se demande qui est fier d’avoir des faux seins ou de prendre des stéroïdes… Le but n’est-il pas de faire semblant que c’est naturel?
Imaginons un instant une rencontre dans ledit club, entre deux spécimens dont nous avons changé les noms pour protéger… euh… leur réputation?
NOUILLE : Faque ça m’a coûté 7 000 piasses pis j’ai tout le temps mal au dos! Pis toi… Wow, c’est donc ben beau tous tes muscles! J’aime ça un vrai gars.
ÉPAIS : Marci. Je me pique entre les orteils quand j’vas au gym pis ça me dérange pas de prendre du Viagra à 23 ans pour avoir un six-pack.
NOUILLE : T’es donc ben viril! Moi, j’ai peur des aiguilles.
Leurs petits-enfants seront tellement fiers d’eux en voyant les photos de ces soirées d’antan sur Facebook.
En attendant, messieurs, bonne chance pour la procréation… Mais est-ce vraiment si nécessaire? :-p
Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.