Iran: l’«autre» affaire syrienne?

Plus la tension monte en Syrie, plus l’Iran est sur la sellette. L’actualité récente donne l’impression que c’est le pays des Ayatollahs la cible dans la ligne de mire de l’Oncle Sam.

Le premier ministre de l’État hébreu, Benyamin Nétanyahou, durcit ses attaques contre le régime de Téhéran. Il l’a accusé d’avoir commandité l’attentat qui a coûté la vie à des touristes israéliens à l’aéroport de Bourgas, en Bulgarie, mercredi 18 juillet dernier.

Le Yémen aurait démantelé une cellule d’espions iraniens à Sanaa. Dans la foulée, le président yéménite Abd-Rabbo Mansour Hadi a demandé à l’Iran de cesser son ingérence dans les affaires intérieures du Yémen. Le chef de la police de Dubaï, quant à lui, a accusé l’Iran de vouloir renverser les monarchies du Golfe en commanditant les «Frères musulmans» locaux.

Après Stuxnet ou Flame, les virus hypersophistiqués qui ont pris pour cible le programme nucléaire iranien, un autre virus informatique a visé dernièrement les centrales nucléaires iraniennes. Il diffuse «Thunderstruck», le morceau de hard rock du groupe australien AC/DC, à plein volume en commettant ses méfaits, dérégler certaines machines.

Cerise sur le sundae, Barack Obama impose de nouvelles sanctions contre l’Iran. Et mine de rien, il a envoyé son secrétaire à la Défense Leon Panetta pour entamer cette semaine une tournée dans la région. Le nucléaire iranien et les risques de contagion régionale du conflit syrien monopoliseront les entretiens.

Que nous cache le proche avenir? Washington a déjà semé la pagaille dans l’économie de l’Iran. On cherche maintenant le KO!  Le président américain incite ses alliés, comme l’Inde, à réduire leur approvisionnement du pétrole iranien. Il a argué que les réserves mondiales de pétrole étaient suffisantes pour réduire significativement l’achat de brut à la République islamique.

Comme je l’ai évoqué en début d’année dans mon billet «La guerre de l’Iran aura lieu!», les États-Unis et leurs alliés resserrent méthodiquement l’étau sur le pays des Ayatollahs grâce à l’embargo pétrolier et financier ainsi qu’une guerre secrète. À la clé, opérations clandestines, assassinats de militaires et d’ingénieurs iraniens, cyber-attaques et drones-espions.

L’Iran a le dos au mur. Il ne peut ni se soumettre au dictat de Washington, ni atténuer le désastre économique qui le frappe de plein fouet. À ce rythme, l’Iran n’aurait plus le choix. Si la Syrie tombe, la guerre de l’Iran aura lieu!

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