Gomez est passé proche
Voici quelques observations à la suite de la victoire du Canadien dimanche contre les Jets de Winnipeg.
Dès sa première présence sur la glace, Scott Gomez a reçu bon nombre de huées, mais aussi des encouragements. Reste à savoir si ces applaudissements étaient sincères ou sarcastiques. Probablement un bon mélange des deux. Pire, en deuxième période, la foule a cru que Gomez avait fait dévier le tir de son coéquipier. L’occasion aurait été belle pour lui de marquer son premier de la saison… exactement un an après sa dernière réussite. Mais non, Plekanec a été crédité du but.
Je comprends qu’il doit être humiliant d’être ainsi pris à parti pas une foule. Toutefois, j’ai beaucoup de difficulté à critiquer les partisans du Canadien. Rendu au point où nous en sommes, on ne peut plus séparer les performances de Gomez et son salaire. Si l’attaquant renonçait à son salaire, la situation serait différente, mais pour l’instant, les sifflets et moqueries sont mérités. Il y a toutefois un autre élément dans cette histoire. Quel est le prochain objectif de Gomez? Sérieusement, il ne faut pas diminuer l’ampleur de son exploit. Il est aussi difficile de ne pas marquer de but pendant un an que d’en marquer 30 en une saison. Même Hal Gill, qui ne se lance jamais à l’attaque, en compte au moins un par campagne. Peut-il amasser moins de cinq points la saison prochaine tout en étant utilisé sur l’avantage numérique? Peut-il, par mégarde, mettre le feu à un des maillots de Maurice Richard? Allez Scott, impressionne-nous. L’avenir t’appartient.
Il était extrêmement encourageant de voir Tomas Plekanec provoquer des choses en attaque. C’est la première fois depuis le 27 décembre que le joueur de centre amassait deux points ou plus dans un match.
Pour une rare fois, Erik Cole a été plutôt discret dimanche après midi. Ça n’a pas eu beaucoup d’importance puisque ses compagnons de trio, Max Pacioretty et David Desharnais, se sont bien débrouillés sans lui.