Quand «là-là» rime avec honte

Oh boy… Le maire Jean «là-là» Tremblay et ses propos datant du Moyen-Âge, vous en pensez quoi? Un peu plus et il nous parlait du fait que la Terre est plate et que, si on allait jusqu’au bout, on tomberait en bas.

Vraiment pas fort.

Une honte même.

Une honte pour le Québec en entier, pas juste pour nos amis de Saguenay! On passe pour une belle bande de clowns à la sauce xénophobe, comme si le Québec n’avait pas évolué depuis l’arrivée de Jacques Cartier. En fait, on dirait que monsieur le maire débarque tout juste du bateau. Et certaines personnes, en ne condamnant pas ses propos, s’en rendent complices.

Jean Charest a déclaré  «qu’il n’avait pas entendu les propos de monsieur, donc qu’il ne pouvait pas se prononcer sur leur teneur, mais qu’au Québec, on est tous égaux.»

Wow. Quel manque de courage politique! On n’ose pas déplaire par peur de perdre des électeurs ou de perdre un allié comme Jean «là-là», qui est malheureusement une force politique dans sa région. En tant que premier ministre du Québec, il semble pourtant logique de prendre la défense de tous les Québécois. Quand un calcul politique nuit à l’avancement de la société et, encore plus, à son image sur les scènes nationale et internationale, nous sommes tous perdants.

Quelle sera la suite pour Charest et certains de ses accolytes? Pourront-ils trouver d’autres sujets, que le gros bon sens minimal nous force à condamner d’emblée, sur lesquels ils refuseront d’émettre des commentaires?

«Hum… Le cancer semble être une sale maladie mais, comme je ne l’ai pas eu personnellement, j’aimerais mieux ne pas commenter.»

«Les accidents de la route font beaucoup de vicmes, mais je n’en ai jamais vu un de mes yeux, alors je ne peux pas en parler.»

«… Ajoutez votre déclaration idiote préférée…»

Soyons honnêtes, tous les politiciens ont ce qu’on appelle des verbatims, condensés écrits de l’actualité que leur remettent leurs attachés de presse. Quand il s’agit du premier ministre, il a une équipe encore plus grande et des ressources encore plus étendues. Alors, quand un politicien de la trempe de Jean Charest dit : «Je n’ai pas entendu ses propos»… on sait très bien qu’il n’a pas les couilles de se mouiller.

Oui, une campagne électorale est un moment où on peut pardonner à des politiciens de faire des promesses ridicules et de dépenser le budget d’avance… Mais refuser de condamner le racisme est un nouveau record.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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