Une convention démocrate plus sobre
La convention nationale du Parti démocrate s’ouvre mardi à Charlotte, en Caroline du Nord, dans une ambiance beaucoup plus sobre que celle d’il y a quatre ans. Car il va falloir répondre aux questions soulevées par les Républicains lors de leur convention, mais aussi convaincre les électeurs que le pays est sur la bonne voie.
Si la réponse à la question sur l’état du pays quatre ans après l’élection d’Obama pourrait vous paraître simple à répondre, elle ne l’est pas tant pour les responsables démocrates. Dimanche, dans le cadre d’une entrevue accordée à Fox News, David Axelrod, un des plus fidèles conseillers du président, a affirmé que le pays était, sur le plan économique du moins, en meilleur état qu’il ne l’était il y a quatre ans. Pourtant confronté à la même question, le gouverneur du Maryland, Martin O’Malley, a répondu non, rejetant le blâme sur les Républicains.
Il aura fallu le congé de la Fête du travail pour que les Démocrates s’entendent sur la bonne réponse qu’ils comptent marteler. La convention sera entrecoupée de témoignages vidéo d’Américains qui estiment avoir bénéficié des politiques d’Obama, insistant plus particulièrement sur le rôle qu’aura joué le président dans l’élaboration et la mise en application du plan de sauvetage du secteur automobile américain et dans la réforme des soins de santé.
Les Démocrates espéraient pouvoir capitaliser sur leur soutien au programme de Medicare lors de la convention, mais les Républicains leur auront coupé l’herbe sous le pied en rappelant qu’au cours des quatre dernières années, les Démocrates ont enlevé près de 716 G$ au budget du programme.
Quel avantage Obama espère-t-il exploiter sur son rival et quel message essaiera-t-il de véhiculer lors de son discours jeudi?
Pour la convention, Obama souhaite se présenter comme un président qui comprend les préoccupations de la classe moyenne en insistant sur le fait que son rival prévoit déjà augmenter les contributions annuelles de l’Américain moyen de 200$ pour financer des crédits d’impôt octroyés aux multimillionnaires comme lui.