Poulet grillé

Bon, «matricule 728» se fait prendre sur le fait et, cette fois, il y a des enregistrements téléphoniques… Est-ce que quelqu’un est surpris?

Au fond, pas besoin d’écouter les nouvelles, juste à se taper Police Academy 1-2-3-4-5-6-7 en rafale. Sauf que, cette fois-là, y a pas de policier sympathique qui fait des bruits avec sa bouche. Juste une policière qui fait montre d’une agressivité épouvantable et commet des actes indignes de sa fonction. Pas un sergent, non plus, pour la ramener à l’ordre avec un porte-voix en criant : «Plus vite, plus vite.» Non, juste un système convenu dans lequel tous les citoyens qui osent poser des questions sur les arrestations arbitraires sont des «trous-de-cul». Wow. Et après ça, on se demande pourquoi les gens n’ont plus confiance en la police, dans cette métropole dirigée comme un mauvais film de série B. Mais bon. C’est sûr que le maire doit être trop occupé à faire ses valises…

Encore heureux que Nicolet ne dispense pas encore le cours «Soyez-prudent-avec-le-cellulaire-d’un suspect-parce-que-ça-pourrait-vous-mettre-sérieusement-dans-la merde 101». Manifestement, le jugement ne semble pas avoir été distribué à tous. On a dû arrêter au matricule 728 pour des raisons de compressions budgétaires. Au moins, la maladresse de la «cow-girl avec un badge» aura permis de la piéger, et solidement en plus! You-hou, la déontologie… Qu’est-ce que vous voulez de plus?

Il serait peut-être temps de dire au faible pourcentage de policiers aussi violents et impolis que notre matricule-vedette, aux quatre ou cinq «Rambos syndiqués», que les «gratteux de guitare, les artistes et les carrés rouges» payent aussi leurs salaires. Et sinon, s’ils ne font «qu’étudier» (oui, il y a des gens qui continuent leurs études après le cégep pour faire moins de 88 000 $ par année avec 26 semaines de vacances, mais ces gens-là ne sont pas policiers au SPVM), leurs parents, leurs amis, leurs conjoints payent pour un service policier qui se doit d’être à la hauteur de sa réputation.

Il est impératif qu’il y ait des conséquences draconiennes à la suite de ces actes barbares. On ne tolérera plus d’abus de pouvoir, ni de violence physique et verbale envers les citoyens. Ces quelques policiers débiles ne font pas la loi, ils la représentent et… ils la font très mal paraître.

Il serait peut-être temps que l’odeur de poulet pourri qui remplit Montréal se transforme en odeur de poulet grillé, voire congédié. Comme dirait le sergent avec le porte-voix dans Police Academy : «Plus vite, plus vite, plus vite.»

À moins bien sûr qu’en plus d’un changement de garde nécessaire à l’hôtel de ville, on ait besoin d’un changement du même ordre au quartier général du SPVM.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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