Un propriétaire parle. Et alors?
Eugene Melnyk, propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, a fait fi de l’interdiction de parler du lock-out que Gary Bettman a imposé aux propriétaires.
En entrevue mercredi sur le réseau Sportsnet, Melnyk a comparé la situation actuelle dans la LNH à la grève au baseball en 1994.
«J’étais un grand amateur de baseball. J’assistais à 40-45 matchs [des Blue Jays] par saison quand je vivais encore à Toronto. J’ai vu [les Blue Jays] gagner la série mondiale, mais, après la grève, ils m’ont perdu. Je suis aussi déçu que n’importe quel fan par la situation actuelle. Nous devrions jouer au hockey.»
«On peut pointer les gens du doigt autant qu’on veut, tout le monde se fout de savoir à qui la faute. Tout ce qu’ils [les fans] savent, c’est qu’il n’y a pas de hockey.»
En parlant de cette façon, Melnyk fait écho aux sentiments de la majorité des amateurs de hockey.
De toute évidence, il n’aime pas la façon dont le conflit de travail – le troisième en 20 ans dans la LNH – est géré. Il y a certainement d’autres modérés dans les rangs des propriétaires. Selon plusieurs, le propriétaire du Canadien, Geoff Molson, est aussi dans cette catégorie. La question est de savoir quel genre de pouvoir ils ont?
Bettman n’a besoin de l’appui que d’une fraction – 8 sur 29 – des propriétaires pour continuer son entreprise de destruction de l’Association des joueurs (AJLNH).
On peut reprocher bien des choses au directeur de l’AJLNH, Donald Fehr, mais ce dernier s’est toujours montré ouvert à négocier. Tant que les faucons auront le contrôle de l’agenda des négociations, l’objectif sera d’écraser l’AJLNH. Les propriétaires qui ont à cœur leur sport et leur équipe – oui, oui, il y en a – ne peuvent rien y faire.
Pour vous remonter le moral – ou pas – voici une liste de déguisements d’halloween en lien avec le lock-out.