Uncategorized
19:25 22 septembre 2020 | mise à jour le: 26 septembre 2020 à 00:02 temps de lecture: 2 minutes

Facebook a démantelé un réseau chinois qui ciblait la politique américaine

Facebook a démantelé un réseau chinois qui ciblait la politique américaine
Photo: iStock

Facebook a annoncé mardi avoir démantelé un petit réseau chinois de faux comptes et de fausses pages qui visait à interférer avec l’activité politique aux États-Unis et ailleurs.

Aux États-Unis, ces comptes mettaient en ligne du matériel en faveur et en défaveur des candidats présidentiels Joe Biden et Donald Trump.

Facebook assure que le réseau n’a eu qu’un impact minime aux États-Unis.

Facebook n’a pas relié le réseau directement au gouvernement chinois. Il a ajouté que ceux qui le dirigeaient ont utilisé différentes stratégies pour camoufler leur identité.

Les responsables américains du renseignement ont prévenu cet été que des pays comme la Chine, la Russie et l’Iran pourraient interférer avec le vote cette année. Selon eux, Pékin estime que M. Trump est trop imprévisible et souhaiterait qu’il soit remplacé par M. Biden.

La Chine aurait donné plus d’ampleur à ses activités avant le scrutin de 2020 «pour influencer l’environnement politique des États-Unis», et aurait étudié la pertinence d’actions encore plus agressives.

Les responsables ont ajouté que Moscou utilisait de multiples tactiques pour dénigrer M. Biden et que des intervenants associés au Kremlin moussaient la candidature de M. Trump sur les réseaux sociaux.

Il est très épineux politiquement d’identifier quel pays menace le plus la sécurité des élections américaines. M. Trump et plusieurs membres de son administration ont fréquemment dit que la Chine est la plus agressive, même si cela contredit l’évaluation présentée cet été.

Puis, la semaine dernière, le directeur de la police fédérale américaine (FBI), Chris Wray, a mis en garde contre la menace persistante de l’interférence russe. Cela lui a valu une réprimande de M. Trump, qui a dit sur Twitter que la Chine est une «menace BEAUCOUP plus grande que la Russie, la Russie, la Russie».

Barbara Ortutay et Eric Tucker, The Associated Press

Articles similaires