Le Pape Ferguson 1er

Photo: Stu Forster/Getty

Alex Ferguson, surnommé Fergie, est ce célèbre manager de 1986 à 2013 du glorieux club de foot anglais, le Manchester United (MU).

Cet ancien bon joueur de foot écossais a fini par marquer la planète du ballon rond et le MU pour l’éternité. Et son palmarès donne le tournis. Il a dirigé 1500 parties du mythique Manchester United pour enregistrer 895 victoires, 13 Championnats d’Angleterre, cinq coupe d’Angleterre, une Coupe du monde des clubs de la FIFA, une Coupe intercontinentale des clubs, deux championnats de la Ligue des champions, une Supercoupe d’Europe et une Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe.

À titre personnel, il a été désigné six fois Manager de l’année en Angleterre, trois fois Onze d’or du meilleur entraîneur de l’année, une nomination au prix d’entraîneur de l’année FIFA 2010 et Prix du Président de la FIFA 2011.

Et comme pour boucler la boucle, la FIFA vient d’annoncer que Fergie, avec les Allemands Jupp Heynckes et Jürgen Klopp, est l’un des trois techniciens finalistes dans la course au titre d’entraîneur de l’année 2013.

Dernièrement, et dans le cadre de sa tournée pour la promotion de «My Autobiography», sa récente autobiographie, comme une rock star, le pape Ferguson 1er se produit devant des salles combles. Il y répond aux questions d’intervieweurs triés sur le volet.

Dans «Sir Alex, bête de scène», l’Équipe magazine a consacré un reportage à cette tournée dans son numéro de novembre dernier. Et Sir Alex pond des petites perles. Je vous en ai sélectionnées quelques unes.

Sur les équilibres fondamentaux d’un vestiaire pro : «il te faut toujours quelques cadres de plus de 30 ans. Pas trop. Un noyau dur de joueurs entre 23 et 30 ans et, derrière, des jeunes qui poussent. Chaque année, tu dois renouveler une partie de l’effectif sans jamais voir ta pyramide d’âge déséquilibré.»

Sur Éric Cantona, joueur du MU de 1992 à 1997 et rebelle du foot mondial : «c’était un leader et un vrai dur. Un jour, les joueurs décident de se répartir une cagnotte de 30 000 euros issus d’une caisse commune. Ça faisait 1300 chacun. Je leur propose d’organiser un tirage au sort et qu’un joueur seul emporte la mise. Beckham et les Neville refusent et prennent leur part. Scholes et Butt, parmi les jeunes, acceptent sans sourciller. C’est le nom de Canto qui sort. Il va aussitôt voir Scholes et Butt et leur dit : “Vous, vous avez des couilles, je vous laisse l’argent!”»

Sur les conseils aux joueurs après la réunion d’avant-match : «Les conseils de dernière minute sont contre-productifs. Les joueurs savent très bien ce qu’ils ont à faire. S’ils ne le savent pas, c’est que tu as mal fait ton boulot. Leur répéter en phase de concentration revient à leur dire que je n’ai pas confiance en eux. Je les laissais se responsabiliser. S’ils voulaient se soutenir ou se donner des conseils entre eux, c’était leur job. Pas le mien. Mon assurance, mon détachement étaient une marque de confiance à leur égard.»

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