Mondial du Brésil: une semaine après!
Il s’en est passé des choses en une semaine au Brésil. Au-delà du «Mondial bashing» et du nombre incroyable de buts comptés, trois événements majeurs ont marqué les esprits.
En premier, l’élimination de l’Espagne, le champion du monde en titre. Après avoir été humiliée par les Pays-Bas, la Roja s’est fait sortir du tournoi par le Chili. En deux matchs, «l’ogre» espagnol, l’équipe qui faisait peur à toute la planète, a alloué sept buts pour ne répliquer qu’une fois, sur un pénalty. Qui l’aurait prédit il y a une semaine?
À quelques secondes du sifflet final de sa première confrontation face aux Pays-Bas, c’était pénible de voir Del Bousquet réconforter ses joueurs totalement abattus sur le banc de touche espagnol! À elle seule, cette image incarne parfaitement la tragédie de la Roja.
Le deuxième événement phare de cette Coupe du monde est la «Goal line Technology». Comme plusieurs, j’ai été médusé par son efficacité. Le 15 juin, lors du premier match de la France, face au Honduras, et pour une première fois dans un Mondial, un but a été validé par cette technologie de franchissement de ligne de but.
Conçue par GoalControl, une firme allemande, cette technologie, déjà utilisée dans le championnat anglais, a fait son apparition dans un Mondial. Au Brésil, dans tous les stades, sept caméras ultras sophistiquées sont braquées sur chaque cage des buts. En cas de litige, l’arbitre reçoit directement sur sa montre un message qui lui permet ou non de valider un but. Une vidéo démontre aussi au public hors de tout doute la validité ou non d’un but. Une scène digne d’un chef-d’œuvre de Spielberg!
La troisième scène «historique» s’est déroulée le jeudi 12 juin à São Paulo, lors du match d’ouverture Brésil-Croatie. Pour la première fois aussi, après avoir sifflé un coup franc, l’arbitre japonais a compté neuf pas, puis a dégainé sa bombe mousse pour tracer une ligne sur la pelouse.
C’est 915fairplay.com, une entreprise argentine, qui est derrière cette trouvaille. Et à mon sens, elle a démontré son efficacité.
Cette découverte simplifie le travail des arbitres. Elle contraint le mur de défenseurs à se placer derrière la marque de mousse, permet au tireur de jouir d’une distance minimale de 9,15 mètres, évite ainsi les pertes de temps quand l’arbitre s’obstine avec les joueurs du mur et surtout prévient des sanctions inutiles.