Mystère et boule de gomme…

Eh oui, au moment d’écrire ces lignes, je suis toujours célibataire! Eh non, ça n’a pas fonctionné avec François! Pourquoi? Parce qu’après une deuxième date tout aussi agréable que la première, il ne m’a jamais donné de nouvelles…

Pourtant, tout avait si bien commencé! Quelques jours après notre premier rendez-vous parfait, j’ai invité François à souper chez moi. Quand il a sonné à 19 h tapantes à ma porte, j’étais surprise. Tellement habituée à ce que les hommes me fassent faux bond, j’étais certaine qu’il allait annuler au dernier moment. Mais non, il était là tout sourire, une bouteille de vin à la main!

Nous avons passé une superbe soirée. Je dois dire que les plats que j’avais préparés étaient vraiment excellents! Après le repas, nous sommes passés au salon, pour ensuite passer à la chambre à coucher… Le lendemain matin, François insistait pour qu’on aille déjeuner ensemble au resto. Je n’en demandais pas tant! Au moment de me quitter, il m’a soufflé : «À très bientôt!» en m’embrassant, et ensuite, plus rien!

Je lui ai téléphoné quelques jours plus tard pour lui proposer d’aller au cinéma. Quand il était venu chez moi, nous avions parlé d’aller voir un film ensemble le lundi suivant. Eh bien, il n’a jamais retourné mon appel! J’ai alors sérieusement commencé à déchanter. Qu’il ne veuille pas venir au ciné avec moi, ça allait, mais qu’il ait le culot de me faire poireauter après m’avoir fait miroiter mer et monde, ça, ça ne passait pas!

Comme toutes les filles qui n’ont pas de nouvelles de leur prétendant, je me suis alors dit : «Peut-être que son téléphone n’a plus de batterie, peut-être l’a-t-il perdu?» Puis, j’ai regardé la réalité en face : il n’allait jamais me donner de nouvelles! Pourquoi? Mystère et boule de gomme!

Quand j’ai raconté ma mésaventure à mon amie Valérie, la fumée a commencé à lui sortir par les oreilles. «Là, ça va faire! s’est-elle écriée. J’en peux plus que les gars agissent comme ça. Un jour, ils sont à tes pieds, l’autre jour, ils t’ignorent complètement.

Il faut leur dire que ça n’a pas de bon sens, sinon ils vont continuer leur petit stratagème ad vitam æternam!»

Nous avions donc conclu que, si François ne me donnait pas de nouvelles dans les prochaines semaines, nous allions aller lui faire une petite visite. Nous n’allions pas aller faire une crise au restaurant où il travaille, non, nous savons nous tenir quand même, nous voulions juste qu’il se sente dans ses petits souliers…

Nous nous sommes donc présentées à son restaurant la tête haute, et nous sommes assises au bar. Quand François m’a aperçue, il a dégluti. N’ayant pas de porte de sortie, il n’a eu d’autre choix que de venir prendre notre commande. «Je suis désolé, m’a-t-il dit. J’ai essayé de t’appeler pendant la semaine, mais ça n’a pas marché!» «Ça n’a pas marché!» Voilà l’excuse la plus ridicule que j’avais jamais entendue! «Je te rappelle en début de semaine pour t’inviter chez moi, je vais te concocter un beau souper pour m’excuser», a-t-il ajouté.

Après avoir bu mon verre rapidement, je suis partie en me gardant bien de lui laisser du pourboire.

Vous l’aurez deviné, plusieurs «débuts de se-maine» ont passé depuis, et je n’ai toujours pas eu cette fameuse invitation à souper…


Pour joindre notre chroniqueuse : juliette@journalmetro.com

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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