Toute seule comme une grande

Ça y est! Depuis quelques semaines déjà, j’habite toute seule comme une grande! Après neuf ans de cohabitation avec tout un éventail de colocataires, je me retrouve en tête-à-tête avec moi-même.

J’en ai rêvé longtemps de ce moment où je ne me chicanerais plus pour l’achat de papier de toilette, où tous les produits dans la salle de bain seraient les miens et où je pourrais me promener en bobettes dans mon salon quand cela me chanterait.

J’avais extrêmement hâte au moment où je n’aurais plus à me mettre des bouchons dans les oreilles pour ne pas entendre ma coloc faire l’amour avec son chum et où je n’aurais plus à leur faire la conversation le lendemain matin!

Maintenant que j’ai la sainte paix, j’en savoure chaque instant, mais parfois, quand je rentre chez moi, je ne peux pas m’empêcher de penser que je n’ai pas de chum aimant qui va m’attendre sur le divan, un verre de vin à la main…

Mon déménagement m’a aussi vivement rappelé le fait que je suis célibataire et qu’en principe je devrais maintenant me débrouiller toute seule.

Malgré mes 29 ans, j’ai toutefois demandé à mon père de venir de Québec m’aider à gérer la situation. J’avais engagé des déménageurs, mais j’avais besoin d’un coup de main pour peinturer mon nouvel appartement. Et puis, avouons-le, c’est pratique d’avoir dans la maison un homme capable
de poser une pôle à rideaux et de manier une perceuse!

Comme une grande, j’ai pris la relève et me suis mise au pinceau quand mon père est reparti pour la Vieille Capitale. J’ai de quoi être fière : toute seule, j’en ai donné des coups de rouleau, j’en ai soulevé et défait des boîtes, j’en ai monté des meubles IKEA. Mais rien ne vaut le fait d’avoir à ses côtés une personne avec un peu de testostérone qui sort le niveau et le ruban à mesurer afin de s’assurer que le miroir qu’on vient d’accrocher est bien droit!

Vous vous dites peut-être : «Elle n’a pas d’amis pour l’aider, celle-là?» Oui, j’ai une tonne de copines et quelques amis masculins, mais parfois, je me sens un peu comme la «pauvre» célibataire qu’il faut encore aller aider. Plusieurs des chums de mes amies m’ont aussi offert leurs services, mais moi, je trouvais ça un peu pathétique de recourir aux chums des autres. J’aimais mieux demander l’aide de mon père dans ce cas-là!

J’ai l’air de me plaindre, là, mais c’est parce que je ne vous ai pas encore parlé des très nombreux avantages, pour une célibataire, d’habiter seule – une fois l’étape du déménagement passée! Quand j’aurai une date et que je souhaiterai cuisiner pour l’occasion, je n’aurai plus besoin de demander à ma colocataire de débarrasser le plancher. Je pourrai dorénavant inviter qui bon me semble, quand bon me semble, et ce, dans un appartement qui reflétera ma personnalité à moi! Ça vaut bien quelques moments de déprime passagers!

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– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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