Métro en direct de Durban
Pour les deux prochaines semaines, en plus de ma chronique du lundi, je vous donne rendez-vous ici pour suivre l’évolution de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui a débuté lundi à Durban.
Je vous parlerai bien sûr des enjeux des négociations, comme je l’ai fait aujourd’hui dans ma chronique du journal, mais je voudrais aussi vous donner un aperçu de l’ensemble des activités comme les conférences, les ateliers et les rencontres parallèles. En effet, au-delà des négociations, ces rencontres de l’ONU sont devenues un point de convergence pour toute une panoplie d’acteurs qui s’activent dans le cadre de la lutte aux changements climatiques.
La question qui risque d’être au centre de la rencontre de Durban est la survie même du Protocole de Kyoto. La première période du Protocole de Kyoto allait de 2008 à 2012. Bien que le protocole ne prendra pas fin l’an prochain, plusieurs éléments importants, comme les objectifs de réductions des émissions de GES, eux, se terminent en 2012. Or, comme la réduction des émissions est au cœur de la lutte aux changements climatiques, il s’agit donc d’un des éléments les plus importants de la négociation.
D’ailleurs, la grande majorité des pays de la planète veulent une sorte de Kyoto 2. Que l’on pense aux pays les plus vulnérables comme les petits pays insulaires, qui subissent déjà les impacts de l’augmentation du niveau de la mer, ou encore des pays d’Afrique, comme ceux du nord mais surtout ceux de l’est, que l’on nomme la Corne de l’Afrique, en particulier la Somalie, sont aux prises avec des problèmes de plus en plus criants de sécheresse.
Cela dit, ce ne sont pas seulement les pays les moins nantis qui demandent à ce que Kyoto soit prolongé. C’est aussi vrai pour l’Union européenne, les pays scandinaves ainsi que des pays émergents comme la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud.
Le Canada dans tout ça? Toujours mauvais élève hélas. Le gouvernement de Stephen Harper cherche à retirer le Canada de Kyoto purement et simplement. Comment? Il existe généralement pour les ententes de l’ONU un mécanisme où un pays donné peut signifier formellement qu’il désire s’en retirer… À suivre.
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