Chaud, chaud, chaud!

Au moment où les records de température tombent les uns après les autres, il est réconfortant de voir que les autorités publiques se dotent de moyens pour nous aider à faire face à la situation.

Montréal et Toronto se sont donné des plans en cas de chaleur extrême, prévoyant même des «espaces fraîcheur» où les gens pourront se réfugier. Les médias ont joint le mouvement initié par la Santé publique en diffusant une série de messages destinés à assurer l’intégrité physique de tous et, en particulier, des personnes âgées ainsi que des jeunes enfants.

La CSST (Commission de la santé et de la sécurité au travail) y va de ses précieux conseils aux travailleurs, en particulier à ceux du domaine de la construction. La Société de transport de Laval offre à ses usagers une réduction de tarifs les jours de smog.

Jeudi dernier, Montréal a battu un record de haute température vieux de quelque 60 ans, avec 35,2oC. Aux États-Unis, ce sont plus de 900 records (oui, 900!) de haute température qui ont été battus au cours de deux dernières semaines, dans le centre-ouest du pays.

Les météorologues prévoient que cette vague de chaleur extrême se déplacera vers l’est pour y accabler la population pendant au moins deux semaines. Dans son édition du 22 juillet, le New York Times rapporte qu’au moins 14 décès sont attribuables à la vague de chaleur extrême qui frappe plus de 40 États.

Les champs de maïs en ruine au Texas, les mesures pour protéger les plus faibles contre la chaleur extrême : tout cela a un prix. C’est sans compter les factures d’électricité gonflées par la climatisation.

Il y a moins de deux ans, une vaste commission scientifique britannique mandatée par le gouvernement et dirigée par l’économiste Nicholas Stern a conclu que «les coûts de l’action [pour réduire les émissions de GES] afin d’éviter les pires conséquences des changements climatiques peuvent se limiter à environ 1 % du PIB mondial chaque année.»

Par contre, si nous tardons à agir, «les coûts et les risques globaux des changements climatiques seront équivalents à une perte d’au moins 5 % du PIB mondial chaque année, aujourd’hui et pour toujours.»

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