Tricoter plus serré

Le conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a récemment adopté son plan d’aménagement et de développement. Celui-ci propose d’orienter au moins 40 % des nouveaux ménages vers des quartiers organisés autour du transport en commun métropolitain.

Laval et les municipalités de la couronne sud appuient le plan, tandis que celles de la couronne nord s’y opposent. Le plan d’aménagement et de développement sera soumis à la consultation un peu plus tard cette année. 

Un objectif de 40 % est certes louable, mais hélas insuffisant. Cet objectif implique que 60 % des nouveaux ménages seront encore dépendants de l’automobile. Les quartiers visés par le plan seront situés à distance de marche d’un point important du réseau de transport collectif. Ils offriront des logements, des emplois et des commerces, conçus pour les piétons, mais n’excluant pas l’automobile.

Selon les estimations de la CMM, un tel plan permettrait de réduire les émissions de GES de 450 000 tonnes par année d’ici 2031, ainsi que  de réduire le nombre d’automobiles sur les routes de 10 à 30 %. Au moment où le prix de l’essence à la pompe frise des niveaux historiques, le plan propose aux familles des économies substantielles.

Limiter ce qu’on appelle l’étalement urbain comporte aussi d’autres avantages : celui, entre autres, de protéger les terres agricoles. Cinquante-huit pour cent du territoire de la région métropolitaine de Montréal est constitué de terres agricoles, soit 220 567 hectares! En protégeant ces terres agricoles, parmi les meilleures au Québec, le plan de la CMM va dans le sens de la sécurité alimentaire pour la région. 

D’ici 2031, la grande région de Montréal accueillera environ 530 000 personnes, ou 320 000 nouveaux ménages, et près de 150 000 nouveaux emplois. Le gouvernement du Québec pourrait donner un bon coup de pouce à ce plan en réformant la fiscalité municipale. Dans l’état actuel des choses, l’essentiel des revenus municipaux repose sur la taxe foncière. Donc, si elles veulent plus de revenus, les municipalités sont pratiquement condamnées à «dézoner» des terres agricoles pour y établir de nouvelles constructions. Cela doit changer.

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