Je touche du bois!
«Je touche du bois!» Tel est le slogan que la Coalition BOIS Québec a adopté pour sa campagne montréalaise, qui vise à promouvoir les structures de bois dans les constructions non résidentielles. L’édifice qui abrite le bar L’Barouf, au coin des rues Rachel et Saint-Denis, ainsi que de l’aréna du Cégep Marie-Victorin, dans le nord-est de l’île, ont été érigés avec des structures en bois.
Les porte-parole montréalais de la campagne sont Patrice Brisebois, ex-joueur du Canadien de Montréal; Dinu Bumbaru, d’Héritage Montréal; Mario Julien, du club de golf Le Mirage de Terrebonne; Chantal Machabée, commentatrice sportive; Louis-Philippe Pratte, designer; ainsi que moi-même.
La Coalition BOIS a annoncé que la proportion des mises en chantier non résidentielles utilisant du bois de charpente a augmenté de 5 % en trois ans. Ce bond représente des retombées de l’ordre de 25 M$ pour les fabricants de bois de structure. L’utilisation du bois au lieu du ciment a également permis la réduction des émissions de gaz à effet de serre de près de 38 000 tonnes d’équivalent CO2. C’est que le ciment et l’acier sont très énergivores.
Par exemple, la fabrication de chaque tonne de ciment provoque l’émission d’environ une tonne de CO2! Tandis qu’un arbre se nourrit du CO2 atmosphérique, qu’il transforme en fibre de bois sous l’action du soleil. Un mètre cube de bois contient une tonne métrique (1 000 kilos ou 2 200 livres) de CO2. Séquestré dans le bois, ce CO2 n’est pas près de retourner dans l’atmosphère.
En plus, le bois est un produit de chez nous, un produit de proximité. En s’inspirant du label Aliments du Québec, on est à élaborer un label bois qui permettra à tous ceux qui le désirent de choisir du bois québécois!
De plus en plus, le bois québécois est certifié, c’est-à-dire que des organismes indépendants surveillent l’exploitation de la forêt d’où il vient et sont en mesure de dire si ce bois est le résultat de pratiques forestières durables.