L'énergie à l'ordre du jour

Du 12 au 16 septembre se tiendra à Montréal le XXIe Congrès mondial de l’énergie, une initiative du Conseil mondial de l’énergie. Ce dernier définit sa mission comme suit: «Promouvoir l’approvisionnement et l’utilisation durables de l’énergie pour le plus grand bénéfice de tous.» Il s’agit là d’une belle déclaration. Puisque la situation presse, il est à souhaiter qu’elle se traduise par des orientations et des résolutions fermes sur la réduction des émissions de GES. Si tel est le cas, ce sera le résultat de luttes serrées à l’interne et de pressions populaires puisque le Congrès réunit des intérêts  divergents. D’ailleurs, hier après-midi, une manifestation bruyante s’est tenue afin de rappeler aux dirigeants de ce monde l’extrême urgence de réduire les émissions de GES.

Les thématiques retenues traitent de des questions fort pertinentes. Selon les documents du congrès :

  • Il est de plus en plus évident que nous ne pouvons pas transposer sur les années à venir les courbes de croissance de la consommation énergétique des années passées.
  • Les principales sources d’énergie qui approvisionnent la planète n’ont pas beaucoup changé depuis la crise énergétique des années 1970. Les combustibles fossiles constituent toujours la principale source d’approvisionnement énergétique.
  • De nouvelles préoccupations au sujet des changements climatiques et les prévisions qui veulent que la production de pétrole plafonne nous poussent à changer notre façon de penser.

La durabilité et l’acceptabilité sont maintenant les conditions préalables pour établir une stratégie d’approvisionnement d’énergie à long terme pour notre planète. Toute stratégie énergétique viable doit main-tenant comprendre des évaluations et des plans complets pour gérer les impacts environnementaux et sociaux. Elle doit aussi être établie en collaboration avec la population.

Pour aller au-delà des bonnes intentions, une des choses que le congrès pourrait recommander fortement serait de mettre fin aux subventions qui sont accordées aux énergies fossiles. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie, l’élimination de ces subventions permettrait de réduire les émissions de GES de 10 % d’ici  2050! Le sommet du G20 tenu à Pittsburgh en 2009 a décidé d’aller dans cette direction.

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