Mettons le Québec dans notre assiette
«Mettez le Québec dans votre assiette» : c’est le slogan que s’est donné la Semaine québécoise des marchés publics, qui se tient du 21 au 29 août. Dans tout le Québec, pas moins de 63 marchés locaux participent à l’événement. À Montréal même, on a vu éclore, au cours des dernières années, de très nombreux marchés de quartier : marché de solidarité Frontenac, marché Saint- Jacques, etc.
Un certain nombre de ces marchés sont situés dans des arrondissemenents dits défavorisés. Dans ces quartiers, l’accessibilité à des fruits et légumes frais est déficiente. Or, la qualité de l’alimentation a un impact de toute première importance sur la santé des populations. Ces initiatives sont donc importantes et font partie d’une stratégie pour promouvoir de saines habitudes alimentaires. Elles contribuent ainsi à réduire les inégalités sociales dans le domaine de l’alimentation saine ainsi que de la santé.
Dans l’état actuel des choses, les aliments qui se retrouvent sur nos tables ont parcouru, en moyenne, 2 500 km. Le transport des aliments sur de longues distances engendre une dépense énergétique majeure et l’émission d’un volume important de GES. Manger local est loin d’être insignifiant, si l’on veut réduire ses émissions de GES.
On parle peu souvent de l’impact de la consommation d’aliments produits localement sur la création d’emplois ici, au Québec. Diverses études ont été menées sur le sujet. Une d’entre elles conclut que si toutes les semaines, chaque famille québécoise remplaçait 20 $ d’achat de biens produits à l’extérieur par la même valeur en produits québécois, plus de 100 000 emplois pourraient être créés! Étant donné que l’alimentation occupe une place de premier plan dans le budget des familles, il n’y a pas de doute que l’achat d’aliments locaux a des conséquences positives sur l’emploi.
Finalement, les marchés public nous donnent l’occasion d’acheter directement auprès des producteurs; dans de nombreux cas, ce sont de petits producteurs qui ne roulent pas sur l’or. Étant donné qu’il n’y a pas d’intermédiaires, ils tireront de cette vente directe un meilleur rendement.
Pour plus d’information, visiter le site de La Semaine québécoise des marchés publics.