Les coûts de la canicule
J’imagine que vous savez… qu’il y a eu une canicule la semaine dernière! Pour autant que je me souvienne, il y a toujours eu des canicules au Québec. Cependant, celle qu’on vient de traverser a quelque chose de spécial : elle frappe au moment même où les autorités ont clairement établi que les cinq premiers mois de 2010 ont été les plus chauds jamais enregistrés.
En outre, lundi, mardi, mercredi et jeudi dernier, donc à quatre reprises, on a fracassé des records de température! Les températures très élevées de la semaine dernière ont été accompagnées d’un avertissement de smog et de mauvaise qualité de l’air. Les deux phénomènes conjugués ont probablement contribué, selon la Santé publique de Montréal, au nombre exceptionnellement élevé de décès.
On sait depuis quelque temps déjà que la mauvaise qualité de l’air à Montréal est responsable, chaque année, de plus de 1 000 décès prématurés. Dans ce contexte, j’ai (pour le moins) de la difficulté à m’expliquer la récente décision du gouvernement du Québec de compléter l’autoroute 19 entre Laval et Terrebonne. Des évaluations établissent à 10 000 le nombre de voitures supplémentaires qui emprunteront le tronçon pour se diriger vers Montréal!
Ce n’est pas exactement ce qu’il faudrait faire : les émissions des véhicules à moteur sont directement responsables de la soupe chimique qui se transforme en smog sous l’action des rayons du soleil! Heureusement, la semaine dernière, on a vu les autorités publiques agir avec diligence pour éviter que la canicule soit fatale aux plus faibles et aux plus démunis :
campagne de presse, centres de rafraîchissement et même, à Montréal, porte-à-porte ciblé pour que personne ne soit laissé pour compte. Tout cela est remarquable!
Je ne sais pas combien ces mesures ont coûté, mais ça nous rappelle que le réchauffement climatique a un coût. Et plus nous allons tarder à réduire de façon drastique les émissions de GES, plus ce coût va grimper.