Budget fédéral et environnement : avons-nous atteint le fond du baril?
Malgré les déclarations fracassantes du gouvernement Harper hier dans le discours du Trône prônant de faire de la lutte aux changements climatiques une priorité, le budget fédéral du ministre des Finances Jim Flaherty démontre en fait tout le contraire.
Dans un document de près de 500 pages, l’expression «changement climatique» n’est mentionnée que 3 fois, et aucune mesure spécifique n’y est rattachée.
En matière d’argent neuf, il est difficile de trouver plus de 105 millions de dollars pour des mesures dites vertes sur des dépenses de programmes de plus de 280 milliards de dollars!
Rien pour le développement de l’énergie éolienne au Canada alors que le seul programme qui existait tire à sa fin. Le Canada devient ainsi l’un des seuls pays industrialisés à ne plus supporter le développement de l’énergie éolienne alors qu’il s’agit du secteur d’énergie connaissant le plus fort taux de croissance au niveau mondial.
Même sous George W. Bush, les incitatifs à la production d’énergie éolienne étaient deux fois plus importants que les incitatifs canadiens; sous l’administration Obama, les Américains dépensent 14 fois plus que nous le faisons par habitant pour soutenir le développement des énergies renouvelables.
La Chine investit 4 fois plus, en proportion, que nous le faisons pour l’économie verte, l’Europe plus de sept fois et la Corée du Sud, 10 fois.
L’économie du 21e siècle sera verte, propre et durable et le gouvernement Harper est en train de manquer le bateau en nous enchâssant dans une économie du 19e siècle, polluée et polluante.