«Vert… la création d'emplois»
«Vert… la création d’emplois», comme dans vers la création d’emplois à la faveur d’une économie verte. Selon The Pew Charitable Trusts, une fondation états-unienne très en vue, les emplois dans le secteur de l’énergie verte ont crû au moins deux fois plus vite que ceux des secteurs traditionnels pour la période 1998-2007. Une autre étude sérieuse avance que 850 000 emplois seraient créés chez nos voisins du sud d’ici 2025 s’ils investissaient dans les énergies vertes pour qu’elles atteignent une part relative de 25 % cette année là.
Ici au Québec, une étude la firme québécoise de consultants SECOR arrive à des conclusions claires : les investissements dans les transports en commun sont deux fois plus efficaces pour stimuler l’économie québécoise que des dépenses équivalentes dans le transport automobile. La fabrication d’une rame de métro, par exemple, nécessitera 10 % de facteurs de production importés. Pour l’automobile, c’est 50 % des dépenses qui sont dirigées vers des achats à l’étranger.
Donc, ici comme ailleurs, investir dans des modes de transport qui minimisent les émissions de GES est bon, très bon pour la création d’emplois. C’est ce qu’on appelle une orientation gagnante-gagnante. Du point de vue de la lutte contre le réchauffement climatique, ce n’est pas rien, puisque les transports représentent 40 % des émissions de GES pour le Québec et au moins 50 % pour la région de Montréal.
Dépenser plus pour polluer plus
Bien sûr, le gouvernement du Québec investit dans le transport en commun. Le problème, c’est qu’il n’investit pas suffisamment. Son ministère des Transports s’entête à vouloir réaliser une autoroute en tranchée à la place de la rue Notre-Dame Est. Coût estimé : 1,5 G$. Il s’entête également à refaire l’échangeur Turcot de façon à ce qu’il permette à 30 000 voi-?tures de plus de gagner le centre-ville tous les jours. Coût estimé : un autre 1,5 G$.
Trois milliards, donc, qui vont accroître l’émission des GES et qui pourraient créer deux fois plus d’emplois s’ils étaient investis, en tout ou en partie, dans des secteurs qui assurent la protection de notre milieu naturel. Pas trop gagnant, le ministère des Transports.