Élections à Montréal: le transport et l'eau, deux enjeux importants
Les chiffres officiels de la dernière élection municipale dans la métropole donnent une participation de moins de 35 %. Un électeur sur trois qui va voter, c’est assez terrible pour la démocratie.
En rédigeant ces articles sur le sujet, mon but est évidemment de favoriser une participation plus éclairée et plus massive au vote.
Comme c’est le cas dans la grande majorité des municipalités au Québec, les questions environnementales occupent une place de plus en plus importante dans les élections montréalaises.
Pour faire un choix éclairé, la première chose à faire est d’établir le bilan de ce qui a été fait pas l’administration sortante. Je passe en revue les deux secteurs que je juge les plus importants : les transports et l’eau.
Bilan mitigé pour Tremblay
À Montréal, les transports sont responsables de plus de 50 % des émissions de gaz à effet de serre (GES).
- L’équipe du maire Tremblay s’est résolument opposée au prolongement de l’autoroute 25 entre Laval et Montréal ainsi qu’au projet de réaménagement de l’échangeur Turcot tel que présenté par le ministère des Transports. Ces deux projets risquent d’amener quotidiennement 100 000 véhicules de plus au centre-ville de Montréal.
- L’administration sortante dit avoir investi plus de 320 M$ en 2008 pour améliorer le service de métro et d’autobus. Celui-ci a connu une augmentation de 4,1 % de son achalandage. C’est un record historique.
- Transport actif : ajout de 160 km de pistes cyclables et réfection de certains segments. À cela, il faut ajouter le déploiement de BIXI, qui a obtenu un grand succès.
- Par contre, l’administration Tremblay a autorisé la construction de plusieurs milliers de nouvelles places de stationnement au centre-ville. Cela est en contradiction avec son effort de réduire la place de l’automobile solo.
Le scandale des compteurs d’eau a été largement dénoncé; il le fallait. Néanmoins, l’administration sortante est la première à s’attaquer à la vétusté du réseau d’aqueduc. En optant pour une taxe de un cent par dollar d’évaluation, elle s’est donné les moyens de refaire les canalisations sur 20 ans.
Alors, voilà pour un rapide bilan. La semaine prochaine, je vous proposerai les défis pour la prochaine mairie de Montréal.