Le transport en commun en perte de vitesse?

La question du transport à Montréal englobe de nombreux enjeux, que ce soit sur la qualité de nos infrastructures, la construction d’un nouveau pont Champlain ou encore par les modes de financement possibles du transport en commun.

Au cours des dernières semaines et des derniers mois, des annonces importantes ont été faites concernant la Société de Transport de Montréal (STM). Philippe Schnoob, le nouveau président du conseil d’administration de la STM, annonçait au début du mois de février qu’il y aurait une réduction du service des autobus de 3,1% sur les périodes en dehors des heures de pointe. Cette décision fut justifiée par la volonté de redresser les finances et diminuer le déficit de la STM. Il ne faut pas oublier la dernière hausse de la CAM mensuelle, faisant passer son coût de 77 $ à 79,50 $.

A priori, plusieurs diront que la diminution de service n’est pas si grande, que la hausse de tarifs n’est pas faramineuse. Toutefois, les bienfaits du transport en commun ne sont plus à faire, que ce soit la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou la diminution du poids sur les infrastructures routières. Il est également contradictoire de diminuer le service, alors que la question de l’environnement et du développement durable semble une préoccupation de plus en plus grande des citoyens du Québec. Pour ce qui est de la hausse du tarif mensuel, comment expliquer son augmentation fulgurante en moins de 15 ans, faisant passer son prix de 48,50 $ en 2001 à 79,50 $, ce qui représente une hausse de 64 %.

Pourtant, de nombreuses métropoles du monde ont investi massivement dans leur réseau de transport en commun, ainsi que leurs infrastructures. Le Québec prévoit aussi l’électrification du transport en commun, mais il serait important de ne pas décourager les usagers à se tourner vers un autre mode de transport, par manque d’efficacité du transport en commun.

Le ROCHA croit fortement en les bienfaits du transport en commun, mais également dans celui du transport actif. En combinant ces deux modes de transport, cela permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, à diminuer la prévalence de certaines maladies chroniques, mais également de promouvoir un mode de vie actif. Le Québec aura au cours des prochaines années d’importants choix à réaliser, promouvoir le transport auto solo en mettant en place des infrastructures permettant un plus grand nombre de voitures ou investir dans un système transport en commun efficace, fiable, mais également abordable. De plus, est-ce que les annonces des récentes coupures de services nuiront à l’avancée des projets comme le prolongement de la ligne bleue? Et qu’en est-il du transport inter-quartier, qui est bien souvent relégué aux oubliettes dans plusieurs quartiers? Tant de questions, qui nécessitent des réponses de la part de nos dirigeants, afin de continuer à avancer, collectivement.

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