Les véritables réformes restent à venir

« Le budget présenté aujourd’hui en est un de transition, qui réussit à limiter les dépenses, mais dont les livrables restent à venir. Le Service de la performance organisationnelle, nouvellement créé, doit permettre d’entreprendre dès cette année les réformes administratives dont la Ville a besoin », a affirmé Benoit Dorais, leader de la deuxième opposition et maire de l’arrondissement du Sud-Ouest.

« Nous comptons sur les rencontres de la Table des maires pour orienter les positions budgétaires de la Ville, ainsi que pour assurer une meilleure concertation et une meilleure cohérence entre la Ville-centre et les arrondissements », a-t-il poursuivi.

« Surtout, l’administration devra utiliser la Table comme un levier pour intégrer des éléments de paramétrisation dans la dotation. En d’autres termes, assurer des budgets adéquats afin que les 19 arrondissements puissent rendre à leurs citoyens les services auxquels ils ont droit.

« Il n’y a malheureusement pas d’orientations claires en ce sens dans ce budget, qui respecte par ailleurs la promesse de limiter l’augmentation des taxes foncières à l’inflation, soit 1,9 %. Tous les partis s’y étaient d’ailleurs engagés en campagne électorale. Cependant, cela ne doit pas se faire au détriment de la qualité des services que doivent garantir les arrondissements à leurs citoyens », a indiqué M. Dorais.

Ce dernier s’inquiète de cette tendance à faire reposer les revenus de la Ville sur les épaules des Montréalais, alors qu’il y a une diminution marquée de la part des transferts gouvernementaux. Ce sont 68,8 % des revenus de la Ville qui proviendront de la taxation en 2014, comparativement à 5,5 % pour les transferts ou subventions des gouvernements du Québec et du Canada.

« Le budget du maire Coderre réduit les montants affectés au Fonds de l’eau de 38,1 M$ par rapport à 2013. L’état des réseaux des conduites d’eau a pourtant fait l’objet de signaux d’alarme lancés à plusieurs reprises par les experts de la Ville. Nous comptons nous pencher sur ces questions lors de l’étude faite par la Commission des finances.

« Nous sommes également préoccupés par le financement des transports en commun, alors que les besoins restent élevés, à la fois dans le maintien de nos équipements, mais aussi pour le développement de notre réseau de transport. De nouvelles sources de financement doivent être mises à contribution pour sortir de l’impasse actuelle.

« La Ville de Montréal a grand besoin de mesures de redditions de comptes. Nous saluons l’une d’entre elles, l’élargissement du mandat de la Commission d’examen des contrats, qui pourra enfin se pencher sur les contrats octroyés en arrondissement. L’administration devra de plus poursuivre ses efforts pour contrôler les dépenses, notamment dans la rémunération globale des employés, en hausse de 2,3 % (56,7 M$) », a ajouté M. Dorais.

(Source : Cabinet de la deuxième opposition)

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