Lutte contre la négligence faite aux enfants à la Pointe-de-l'île
Présenté dernièrement à plusieurs organismes locaux en contact avec les jeunes, ce programme vise à mieux intervenir auprès des enfants et de leurs parents de manière concertée afin de contrer la négligence.
« Le programme Alliance est issu de la volonté des partenaires travaillant auprès des jeunes à Montréal de développer une philosophie d’intervention et des repères cliniques communs. Le programme vise également à mieux définir l’offre de services et à améliorer le travail en partenariat avec tous les organismes », explique André Gagnière, directeur général du CSSS de la Pointe-de-l’Île.
Ainsi, les Centres jeunesse de Montréal, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ), l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, la Corporation de développement communautaire de la Pointe ainsi que de nombreux autres organismes communautaires propres à chaque quartier travailleront de façon concerté afin de lutter contre la négligence faite aux enfants.
« Nous sommes tous responsables de nous battre contre la négligence, signale Stéphane Rousseau, directeur des Services généraux, à la jeunesse, à la famille et des services multidisciplinaires du CSSS de la Pointe-de-l’Île. Nous devons agir collectivement pour nous assurer que nos enfants sont en sécurité et heureux.»
Pour sa part, Julie Lamarre, agente de programmation régionale indique que « plus les gens sont sensibilisés à la négligence, plus les enfants sont protégés. »
Un phénomène grave
Le phénomène de la négligence est complexe et les conséquences pour les enfants peuvent être très graves.
« La négligence représente une carence significative, voire une absence de réponse aux besoins fondamentaux des enfants. Ces enfants sont privés des stimulations indispensables à leur développement, explique M. Rousseau. On parle d’un manque au niveau du développement affectif, du développement intellectuel et du développement social. »
Des 464 signalements enregistrés sur le territoire de la Pointe-de-l’Île, 38 % touchent des enfants de 6 à 11 ans.
Anjou a le plus bas taux de tous les territoires avec 63 cas tandis que Mercier-Est est responsable de 31 % de tous les cas signalés avec 148 signalements.
« Il s’agit de la deuxième problématique en importance en protection de la jeunesse après les abus physiques à Montréal, dévoile M. Rousseau. La plupart des enfants que l’on croise dans la rue sont aimés et leur famille en prend soin, mais il y en a d’autres ou ce n’est pas le cas et c’est la raison pour laquelle ce programme existe, parce qu’un seul enfant négligé est de trop. »