Les élus rendent hommage à Lady Alys Robi
Le parc situé à l’intersection des rues Beaubien Est et Cabrini, à côté du Chez-Nous des artistes et originalement baptisé Cabrini Nord, se nomme dorénavant parc Lady-Alys-Robi.
La chanteuse a habité au Chez-Nous des artistes durant quelques années. Le parc adjacent était donc le site tout désigné pour lui rendre hommage.
« La nouvelle signalisation installée par l’arrondissement vient officialiser le fait que ce parc sera désormais celui de Mme Robi, mais je sais que pour sa famille et les gens du quartier qui l’ont côtoyée, son âme était déjà bien présente en ces lieux.
« Un arbre sera planté dans le parc cet automne et identifié au nom de Mme Robi, en hommage à son apport considérable à la chanson québécoise », de souligner fièrement Lyn Thériault, conseillère municipale du district de Louis-Riel.
La cérémonie officielle a eu lieu en compagnie de la famille et amis de la chanteuse, ainsi qu’avec la participation des élus des différents paliers gouvernementaux. Parmi eux se trouvait Richard Gauthier, instigateur du projet et fidèle ami de Lady Alys Robi.
« Je suis tellement content que ma grande amie reçoive pareil honneur. Elle a été la première chanteuse du Québec à faire une carrière internationale. Si on se replonge à l’époque, nous étions loin de Youtube et Internet. Elle a travaillé d’arrache-pied et l’honneur est amplement mérité. Je félicite les élus de l’arrondissement pour leur rapidité d’action. »
M. Gauthier n’entend pas s’arrêter là. « Il faut maintenant animer le site. Vous pouvez être certain que l’an prochain, il y aura une grande fête de la Saint-Jean-Baptiste et des événements festifs dans le parc », avance-t-il.
Alys Robi
Mme Robi a débuté à 4 ans comme chanteuse au théâtre Capitole de Québec et en remportant plusieurs concours amateurs. Elle a connu une renommée internationale dans les années 1940, que ce soit en chantant dans les grands cabarets de l’époque ou en participant aux émissions de la BBC. On lui doit notamment « Tico Tico » (1942), « Besame mucho » (1943) et « Symphonie » (1945). Elle a aussi consacré une grande partie de sa vie à la défense des droits des personnes atteintes de maladie mentale, ayant elle-même séjourné dans un hôpital psychiatrique.