Les résidents de Mercier-Est préoccupés par la question des transports

Trottoirs étroits, pistes cyclables peu nombreuses, territoire enclavé, intersections dangereuses; la question du transport est un dossier qui préoccupe grandement les résidents de Mercier-Est.

Une trentaine d’entre eux ont récemment participé à un café urbain sur le sujet. Les participants ont été invités à identifier les problématiques et à proposer des solutions pour les corriger, afin d’améliorer la desserte en transport dans le quartier.

Au chapitre du « transport actif », les doléances les plus fréquentes ont trait à la vitesse excessive des automobilistes, aux vols de vélos, au manque de supports à vélo et à l’accès difficile de plusieurs lieux publics pour les cyclistes.

Ces irritants nuiraient aux gens qui veulent adopter des modes de transports actifs.

« À vélo ou en marchant, je n’ai pas l’impression que nous sommes en sécurité. Il faudrait repenser les aménagements pour protéger les cyclistes et marcheurs », de souligner des participants.

Les gens voient d’un bon œil l’implantation de mesures d’apaisement, dont des dos d’âne pour freiner l’ardeur de certains chauffards, et ils en veulent davantage. Ils suggèrent que des endroits de repos, avec du mobilier urbain adéquat, soient aménagés à différents endroits dans le quartier pour permettre à tous de prendre une pause durant une escapade, que celle-ci soit à vélo ou à pied.

Sans oublier qu’ils sont plusieurs à réclamer des stations de vélo en libre-service BIXI.

En matière de camionnage, les citoyens estiment qu’il est temps que les camions soient interdit de nuit sur la rue Sherbrooke et que le camionnage de transit soit limité à sa plus simple expression.

Déplacements nord-sud et transport collectif

La fréquence des autobus pour des déplacements nord-sud dans le quartier laisse un goût amer aux usagers du transport en commun. Ceux-ci ragent régulièrement contre les horaires en vigueur, quand un service est offert, et les trajets qui ne correspondent pas aux besoins des citoyens.

Le manque de pistes cyclables nord-sud a aussi souvent été évoqué, de même que la nécessité d’avoir une traverse piétonnière dans l’axe de la voie ferrée à l’angle de Liébert et Aubry.

Les gens souhaiteraient qu’un minibus serpente le quartier en offrant un itinéraire qui tiendrait compte des divers points d’intérêt du secteur (bibliothèque, pharmacie, magasinage, centre communautaire, etc.).

Le concept existe déjà à la Société de transport de Montréal (STM) avec les navettes Or, qui sont toutefois réservées aux aînés. Par contre, Mercier-Est ne dispose pas d’un tel service.

En ce qui concerne les transports collectifs, les gens souhaitent des horaires mieux adaptés, une desserte locale hors des heures de pointe, une navette de quartier, davantage de bus express (ils seraient souvent remplis par les gens de la banlieue quand ils arrivent dans Mercier-Est), de voies réservées et d’espace au stationnement incitatif Radisson.

« Je suis très heureuse des échanges et des discussions de la soirée. Elles alimenteront nos réflexions pour la suite des choses », note Émilie Auclair, de la table de concertation Solidarité Mercier-Est.

Maintenant que les irritants en matière de transport ont été soulevés et certaines pistes de solution avancées, les discussions permettront au comité organisateur de cibler certaines priorités en vue de la tenue du prochain forum de développement local Forum Agir pour mon quartier, qui se déroulera à l’automne 2013.

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.