Je me souviens d'un Noël
Lise Thériault, députée libérale d’Anjou-Louis-Riel
Un des plus beaux souvenirs d’enfance de Noël que je chéris est celui des réveillons passés en famille. J’ai eu la chance de grandir dans une famille nombreuse où nous étions plus de 70 petits enfants! Lorsque j’avais environ 10 ans, mes parents ont décidé d’organiser une fête de Noël dans le garage de l’immeuble de la Petite-Patrie où nous habitions. Je me rappelle que nous avions pris le temps de tout nettoyer et de décorer avec soin pour créer une ambiance des plus festives! Mes tantes et mes oncles étaient des musiciens très talentueux et nous étions toujours émerveillés de les voir chanter des rigodons de Noël au son de leurs banjos et de leurs accordéons. Quant à nous, les enfants, nous nous pourchassions toute la soirée autour les montagnes de cadeaux. C’était un moment des plus magiques!
Pauline Ayala, députée NPD d’Honoré-Mercier
C’était la veille de Noël et ma marraine m’avait fait une robe magnifique de couleur jaune. Je voulais absolument porter ma robe et attendre le Père Noël au salon, à côté du sapin. J’avais déclaré à ma mère que je serais capable de rester debout. Évidemment comme tout enfant, je me suis endormie quand même sur le grand sofa du salon. Le lendemain, ma mère me réveille et me dit : papa Noël est passé.
Pendant les années qui ont suivi, j’ai continué à croire que le père Noël déposait les cadeaux chez les enfants sages qui faisaient dodo avant minuit. Des années plus tard, cela à été à mon tour, de perpétuer cette visite magique avec mes neveux et nièces au Chili et par la suite au grand bonheur de mes enfants, à Montréal.
Nous avions l’habitude de réveiller les enfants vers 21h au son de la clochette. En effet, avec la complicité des voisins qui sonnaient à la porte à l’heure convenue mon mari, déguisé en père Noël, s’arrangeait pour que les enfants puissent le voir quitter les lieux. Les enfants semi-endormis ont gardé cette image de ce personnage merveilleux. J’espère qu’à leur tour, ils pourront continuer la tradition.
Andrée Hénault, conseillère de Ville
Toute petite, ou devrais-je plutôt dire toute jeune, à quelques jours de Noël seulement, nous partions en voiture avec nos parents faire la tournée du quartier afin d’admirer les décorations de Noël.
Je me rappelle que nous revenions à la maison tous excités et emballés de notre ballade et surtout, très impatients de nous retrouver à la veille de Noël, de porter notre pyjama neuf dans les teintes de rouge et d’essayer de s’endormir pour que le père Noël puisse faire la distribution des cadeaux.
Un petit plaisir qui ne coûtait rien mais qui, passé en famille, était extraordinaire.
Un peu plus vieille, en huitième année, ma classe avait ramassé des denrées pour un panier de Noël et je faisais partie du groupe qui était allé porter les victuailles .C’était pour moi, une première expérience du genre. Cette famille, c’était les grands-parents, vieux et malades qui avaient la responsabilité de ces deux petits garçons. Cette journée-là je suis revenue à la maison bouleversée. Nous n’étions pas riches, mais j’avais mes parents, ma sœur et mon frère et nous ne manquions de rien. Nous avions une vie agréable.
Durant plusieurs années , avec mes parents nous sommes retournés à différentes périodes durant l’année, pour leur offrir un petit coup de pouce. Nous étions devenus, de la visite pour eux et nous on y allait avec plaisir. Cette expérience-là m’avait fait prendre conscience de ce que nous prenons pour acquis bien trop souvent.