L'année 2012 de Lise Thériault

Desjardins Josianne - TC Media

En général, quel bilan dressez-vous de la dernière année?

Avec la campagne électorale, ça l’a changé le portrait évidemment. Ça été une année fort occupée. Avec l’adoption des lois 33 et 35, à titre de ministre du travail, il y avait beaucoup de travail à faire pour abolir le placement syndical et fermer la porte aux entrepreneurs.

Puisqu’on était en pré-campagne, on a travaillé fort tout l’été. Une campagne, c’est toujours très intense et c’est important dans la vie d’une politicienne. C’est la première fois que j’en faisais une l’été sur cinq élections. Avec près de 3000 voix de majorité, c’est une très bonne majorité et dans un contexte de gouvernement minoritaire avec 50 députés, il y a tout le transfert à faire entre le fait d’être ministre et députée. Je considère qu’on a bien réussi notre transition.

Est-ce que vous vous attendiez aux résultats des dernières élections?

Avec les élections, on ne peut jamais rien prendre pour acquis, autant comme députée ou au gouvernement. au Québec, il y a souvent la règle de l’alternance… il ne faut quand même pas se leurrer. Normalement, à chaque neuf ans, il y a un changement de gouvernement.

On ne peut pas savoir d’avance le résultat de l’élection. Je pense que ça l’a surpris les gens de voir que le Parti québécois a remporté avec 54 députés seulement, alors que ça faisait neuf ans qu’on était au pouvoir. Le fait qu’on soit ressorti de l’élection avec 50 députés, je trouve ça très bien.

Quel projet local êtes-vous fière d’avoir réalisé?

Le lancement de la Maison des jeunes, je pense que c’est vraiment le plus beau projet. À partir du moment que la ville a démoli l’ancienne bâtisse, il fallait s’assurer que ce groupe-là demeure. On a travaillé très fort avec eux pour leur permettre de se payer un local. Il n’était pas question de cesser les activités de la Maison des jeunes. On a hâte de voir la maison monter et d’en faire l’inauguration.

Quel projet auriez-vous aimé améliorer ou consacrer plus de temps?

Il y en a pas vraiment, parce que je dirais que ça va bien. La tour de télécommunications qu’on a fait déménager dans le secteur du Haut-Anjou. Il y avait un tollé de la population qui n’avait pas été consultée. C’est un dossier complexe et nous sommes intervenus. La tour est maintenant déménagée dans le secteur industriel.

À Anjou, il y aura toujours des défis à relever par rapport aux emplois et bien arrimer ceux qui sont dans le parc industriel. Dans un contexte où il y a une pénurie de main d’œuvre et que l’immigration vient influencer la disponibilité de la main d’œuvre.

Êtes-vous satisfaite de la première version de la loi 33?

En abolissant le placement syndical, il fallait mettre sur pied le service de référence de main d’œuvre. Nous avons adoptés le règlement avant de quitter l’Assemblée nationale. Le pourquoi de cette loi-là, c’était d’éliminer l’intimidation sur les chantiers mais aussi la collusion entre certains syndicats de la construction et des entrepreneurs qui veulent prendre plus d’ouvriers sur les chantiers pour augmenter les coûts.

On a obtenu une liste unique qui sera transmise à l’employeur de manière à ce qu’on ne puisse pas identifier d’où provienne les travailleurs. Le report de l’entrée en vigueur, que ça se fasse au mois de septembre, soit neuf mois plus tard, c’est qu’il y a des règles de transition pour obliger les syndicats à ce que tout se fasse à jeu ouvert. La CCQ a toujours eu un système informatique de référence, mais il doit refléter exactement le règlement et tout ce qu’il prévoit. Il faut prendre le temps au niveau technologique.

Est-ce que vous auriez aimé en faire plus pour la loi 35?

Au-delà des actes criminels, ce qu’on a décidé, c’est le côté fraude fiscale. Quelqu’un qui ne paie pas ses impôts, qui fait de la fausse facturation, du blanchiment d’argent, il fallait créer ses infractions-là parce qu’avec la loi du Régie du bâtiments, elles n’existaient pas.

Il faut toujours se demander jusqu’à quel point ça peut être abusif dans la loi ou pas. Certains ont décidé de contourner en vendant des actions, ce qui leur permettait de soumissionner quand même. Des entreprises ont vendu toutes leurs actions e se sont sortis du marché. C’est ce qu’on voulait.

Pour aller plus loin, peu importe le pourcentage d’action, on voulait que l’entrepreneur puisse se voir sanctionner aussi. Ce qu’on proposait aussi, c’est que quelqu’un qui est accusé ne puisse pas demander un nouveau permis à la RBQ. À l’heure actuelle, cette personne peut le faire puisque ça ne touche pas son permis.

Quels sont vos projets pour 2013?

On est à la course au leadership pour le parti Libéral. J’ai décidé d’être la présidente de la campagne de Raymond Bachand. On est chanceux parce que nous avons trois bons candidats et les membres vont devoir choisir le meilleur et non le moins pire des trois aspirants chefs. Ça l’occupe beaucoup de mon temps.

On travaille avec des quelques entreprises dans le parc industriel d’Anjou qui veulent investir ou faire de la mise à niveau technologique. Investissement Québec peut leur faire des garanties de prêts ou des subventions. On va aussi suivre la campagne de financement pour la Maison des jeunes d’Anjou.

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