Mobilisés pour cesser l'intimidation

Desjardins Josianne - TC Media
« Ce n’est pas de ta faute, mais parles-en! », « Tu n’es pas seul (e) », « Le meilleur ami des agresseurs est le silence ». Les membres du personnel de l’École secondaire d’Anjou ont livré ce type de message sur des cartons pour lutter contre l’intimidation, dans une vidéo présentée à tous les élèves.

Depuis l’adoption de la Loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école, tous les établissements doivent se munir d’un plan d’action contre ces phénomènes, en plus d’un code de vie interne.

C’est pourquoi l’École secondaire d’Anjou a entrepris pour sa part de réaliser une vidéo incitant les jeunes à dénoncer l’intimidation, en plus d’organiser une séance d’information pour les sensibiliser aux conséquences des actes d’intimidation ou de violence.

Fanny Grenier, éducatrice spécialisée à l’école et Stéphane Huneault, agent sociocommunautaire du PDQ 46, ont posé de nombreuses questions aux élèves sur les différentes formes d’intimidation. Ils ont abordé la violence psychologique, présente notamment chez les filles, « qui vont partir des rumeurs ». « Le non-verbal fait aussi mal », a ajouté Mme Grenier aux élèves.

Le mot d’ordre de la séance était bien clair: « Si vous en parler, je vous garantis que ça arrête », a lancé M. Huneault, qui a également mentionné l’importance pour les témoins de comportements intimidants de dénoncer.

Les deux conférenciers ont indiqué que l’école tiendra dorénavant un « registre des intimidateurs » qui sera transmis à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’île.

L’agent sociocommunautaire a aussi rappelé qu’un intimidateur peut être susceptible d’avoir un dossier criminel et qu’il est faux de croire que le casier judiciaire s’efface à l’âge de 18 ans, si l’acte a été perpétré par un mineur.

« Cinq ans après avoir commis un acte criminel, il est possible de faire une demande de pardon », spécifie M. Huneault. Mais encore là, un pardon n’élimine pas un dossier criminel. Cela fait plutôt en sorte qu’il soit gardé à part des autres dossiers judicaires conservés au sein des organismes fédéraux.

En dehors des murs de l’école

L’École secondaire d’Anjou veut encourager les témoins d’actes d’intimidation ou de violence entre leurs élèves à l’extérieur de l’école à rapporter les incidents à la direction.

La directrice de l’école, Geneviève Dandurand, songe à rendre disponible un outil pour que les témoins puissent signaler ces incidents via le web.

Celle-ci considère que les parents doivent aussi faire leurs devoirs. « Ils doivent faire la différence entre les chicanes et l’intimidation et aussi collaborer avec l’école ».

Les parents sont conviés à la séance d’information sur l’intimidation le 27 mars, à 18h45, à l’École secondaire d’Anjou, située au 8205, rue Fonteneau.

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