Minorité visible dans le secteur industriel d’Anjou

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Les usagers de l’autoroute Métropolitaine peuvent désormais contempler une nouvelle construction située en bordure de la voie de service, à l’angle de l’avenue Jean-Desprez. Les bureaux de l’Association de la construction du Québec (ACQ), de style contemporain, se démarquent des autres bâtiments du secteur industriel. Rencontre avec l’un des architectes du projet, Jean-François Julien.

L’immeuble, d’une superficie de 56 000 pieds carrés, est le fruit du travail réalisé par le consortium formé des firmes Cardin-Ramirez-Julien, architectes et Architectes Proulx et Savard.

Plusieurs innovations technologiques ont été intégrées à la bâtisse afin qu’elle soit admissible à la certification LEED. Cette dernière atteste que la construction répond à des normes strictes de développement durable et d’économie d’énergie.

Parmi les dispositifs intégrés au projet, on note un système de gestion des eaux de pluie visant à éviter l’engorgement du système d’égout, ainsi qu’un toit blanc, qui réfléchit la chaleur au lieu de l’absorber. Cette mesure vise à contrer l’effet des îlots de chaleur.

Différents appareils éconergétiques (robinets à faible débit, chasse d’eau à double débit, etc.) ont été privilégiés, permettant de réduire de 40 % la consommation d’eau. En ce qui a trait à l’énergie, un système automatisé fait en sorte que les lumières s’éteignent lorsque la salle n’est pas utilisée. Pour réduire la pollution lumineuse, l’éclairage extérieur est orienté vers le sol, plutôt que vers le haut, pour ne pas nuire au voisinage.

« L’enveloppe extérieure du bâtiment est 25 % plus performante que ce que l’on retrouve généralement sur le marché, ce qui permet de réduire les demandes en énergie. On retrouve aussi un système de thermopompe, où de l’eau est transportée pour diffuser la chaleur ou le froid dans un réseau en boucle fermée. Un bassin d’accumulation de chaleur se trouve au sous-sol. En hiver, le soir, on y emmagasine la chaleur lorsque la demande en énergie est faible, de sorte à la distribuer le jour, lorsque la demande est plus grande. Ça permet de diminuer les pointes dans la consommation d’énergie », explique M. Julien.

Selon lui, cela permet non seulement de réduire la demande énergétique du bâtiment, mais également de diminuer les coûts qui y sont reliés. L’ensemble des mesures implantées entraîne une économie de 32 % des coûts.

Milieu de vie

Plus qu’un simple bâtiment, la construction se veut un véritable milieu de vie pour ses usagers. Aucun détail n’a été négligé.

« On a créé un grand hall avec un espace qui agit comme zone tampon entre la rue et le bâtiment. Ça permet de réduire le bruit de l’autoroute. De plus, les vitres sont en verre triple pour des raisons d’efficacité énergétique, mais surtout pour la question du bruit », avance l’architecte.

Des ouvertures dans les murs du deuxième étage permettent à la lumière naturelle d’illuminer les bureaux à l’étage.

Pour le confort des employés, une salle d’entraînement avec des douches et une terrasse extérieure ont aussi été aménagées.

Des économies monétaires et énergétiques en statistiques

– Réduction de 40 % de la consommation d’eau

– Réduction de 32 % des coûts liés à l’énergie

– 50 % des résidus de la construction ont été détournés des sites d’enfouissement lors des travaux de construction

– 19 % des matériaux neufs utilisés sont recyclés

– Les matériaux choisis proviennent tous d’un rayon de 800 km, afin de réduire l’impact écologique du transport et favoriser l’économie plus locale

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