Les bons coups « des grands niaiseux »
Roulant sur le boulevard Gouin, j’aperçois un accès menant à la rivière. En été, il s’agit d’une rampe de mise à l’eau pour les petites embarcations. Sur la rive, il y a déjà une voiture et sur la rivière des pêcheurs. Je n’ai pas réfléchi une seconde et j’ai emprunté la petite pente menant à la rivière. Quelle erreur! Sous la mince couche de neige, la pente est une véritable patinoire. Ma voiture se met à glisser vers la rivière. J’ai beau freiner, tourner, rien ne fonctionne. Finalement à environ six pieds de la rivière, je réussis à actionner le frein à main et immobiliser la voiture! J’étais terrifiée!
C’est à ce moment que je vois deux grands ados venir à mon secours! Avec grande générosité, ils ont remonté ma voiture en haut de la pente. Pendant au moins trente minutes, ils ont travaillé, ils ont poussé, ils ont gelé, ils ont taché leurs vêtements avec la terre, mais ils ont réussi à me sortir de mon pétrin!
À la fin, j’ai voulu les dédommager, ils ne voulaient pas accepter mon argent. Après insistance, ils ont fini par accepter et m’ont même fait un câlin! À mon arrivée à la maison, j’ai raconté mon aventure à ma fille qui était très heureuse que sa mère soit saine et sauve. J’ai aussi dit que j’écrirais au journal de quartier pour raconter cette histoire et démontrer que les « grands niaiseux » font parfois de bons coups! Puis, j’ai oublié… La lettre de Marie m’a rappelée à l’ordre.
Je ne connais pas leurs noms, car sur le coup de l’émotion, j’ai oublié de leur demander. Je leur suis très reconnaissante et je remercie leurs parents d’avoir si bien élevé leurs garçons.
Un grand Merci à vous deux !
France