Scandale des garderies :Filomena Rotiroti réagit

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
L’entourage de la députée libérale provinciale, Filomena Rotiroti, aurait bénéficié d’un traitement de faveur en se voyant octroyer, en 2008, par le ministre de la Famille de l’époque, Tony Tomassi, 34 places subventionnées en garderies privées, soutient un quotidien montréalais.

Dans un article publié le 14 décembre, celui-ci lie la députée de la circonscription Jeanne-Mance – Viger à cette affaire. Dans le texte, il est indiqué que le projet de la garderie privée Prématernelle Monalisa, située dans l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, avait été rejeté, en avril 2008, par l’ex-ministre Michelle Courchesne, avant d’être approuvé, quelques mois plus tard, par son successeur, M. Tomassi.

Toujours selon ce quotidien montréalais, l’institution est administrée par Claudio Borrega et sa femme Lucia Spiridigliozzi, deux militants libéraux qui ont contribué à la caisse électorale du parti. M. Borrega siège également sur l’exécutif de l’association du Parti libéral du Québec (PLQ) de la circonscription Jeanne-Mance – Viger que représente Mme Rotiroti.

En entrevue avec le Progrès Saint-Léonard, celle-ci se dit irritée par ces allégations et réfute toute accusation de conflit d’intérêts.

«L’article du Journal de Montréal est faux, surtout le titre. Claudio Borrega siège sur mon comité exécutif depuis 2009 et les 34 places dont il est question sont en fait des réaffectations. Elles n’ont pas été données à Claudio Borrega mais plutôt à Teresa Maciotra. Il s’agit d’une décision administrative reliée à la défusion de ces places-là », a expliqué, d’entrée de jeu, la députée.

Mme Rotiroti soutient qu’elle n’a rien à voir avec cette décision puisqu’elle n’était pas encore élue à cette époque. Toutefois, elle était déjà active sur la scène politique puisqu’elle a occupé le poste de directrice de cabinet de Lise Thériault au ministère de l’Immigration de 2005 à 2007.

« J’étais directrice de cabinet pour le ministère de l’Immigration. Voyez-vous le lien qu’ils essaient de faire. Ce n’est que des insinuations. Je n’étais pas députée, mais j’étais dans la machine gouvernementale. Ça [les insinuations], je ne l’apprécie pas, mais pas du tout », a fait valoir la députée.

Conflit d’intérêts?

Tout au long de sa carrière politique, Mme Rotiroti a côtoyé les membres de la famille Borrega. Claudio est membre de l’exécutif de l’association du PLQ de sa circonscription, tandis que son oncle, Pietro, est un fervent militant libéral auprès de l’association du PLC d’Anjou, circonscription de Lise Thériault, ministre dont relevait Mme Rotiroti lorsqu’elle était directrice de cabinet au ministère de l’Immigration.

Soulignons que la femme de Pietro Berrega, Mona-Lisa Farinacci, s’est elle aussi vu octroyer 60 places de garderie subventionnées en 2008.

« Je ne côtoyais pas M. Borrega sur une base régulière. On s’est vu lors d’activités et d’événements partisans, mais ce n’est pas un ami ou quelqu’un avec qui j’entretiens des liens », se défend-elle.

Mme Rotiroti est également proche de la famille de l’ex-ministre de la Famille, Tony Tomassi, qui a attribué lesdites places subventionnées en garderie en 2009.

« Je n’ai jamais nié mes liens avec la famille Tomassi. Ce sont des amis de longue date, des amis d’enfance. Pour moi, Donato, c’est quelqu’un qui a donné son âme et son cœur à la politique et qui milite pour le PLQ depuis de nombreuses années », dit-elle en faisant référence au père de Tony Tomassi, député qui face à des accusations d’abus de confiance et de fraude envers le gouvernement.

Malgré les relations qu’elle entretient avec ces deux familles, Mme Rotiroti ne comprend pas que certaines personnes y voient un possible conflit d’intérêts.

« Non, je trouve qu’il s’agit pas mal d’insinuations et d’ouï-dire. Je peux vous dire que j’ai la conscience tranquille et que je dors bien la nuit », fait-elle savoir.

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