Toute une surprise pour Patrick Rivest-Bunster

Gauthier Audrey - TC Media

Patrick Rivest-Bunster ne pouvait vivre une meilleure fin de semaine, dans le cadre des essais olympiques de tir à l’arc, du 25 au 28 mai, au parc Pierre-Bédard. Le résident de Mercier a terminé au deuxième rang des qualifications, devenant ainsi l’archer substitut des Jeux olympiques.

Rencontré après la journée d’entraînement libre, le 25 mai, Patrick Rivest-Bunster était confiant. « Je ne peux pas être plus prêt. Je suis à mon plus haut niveau en ce moment. Je connais bien le parc, car c’est ici que je m’entraîne tous les jours. Je ne suis pas nerveux », avouait l’archer de 26 ans.

Après trois jours de compétition, l’athlète a battu le Manitobain Jay Lyon pour monter sur la deuxième marche du podium, un classement auquel il ne s’attendait pas. « Je visais une troisième place, car les deux autres archers [Crispin Duenas et Jay Lyon qui ont respectivement terminé premier et troisième] sont très forts. J’avais alors de meilleures chances de me classer troisième. J’ai été grandement surpris d’atteindre le second rang, mais il faut mentionner que Jay a mal tiré », soutient-il.

Cette seconde participation aux essais olympiques s’est beaucoup mieux passée que celle de 2008. « Ça s’était très mal passé, il y a quatre ans. J’avais fini 16e si je me souviens bien. Je m’étais mis beaucoup trop de pression sur les épaules. Aujourd’hui, j’ai appris à mieux la gérer et à m’en demander moins », explique-t-il.

Les Olympiques en équipe

Patrick a toujours une bonne chance de participer aux Jeux olympiques, cette fois-ci dans le tir en équipe. « Il y a la Coupe du monde d’Ogden cet été. Le Canada a une chance d’obtenir une place pour une équipe si nous finissons au premier rang [Crispin, Jay et Patrick]. Ainsi, je pourrais participer à mes premiers Jeux », espère-t-il.

Cette aventure olympique pourrait bien être la dernière pour l’archer de Mercier. « J’ai 26 ans et je dois penser à ma carrière. Cette année, ça passe ou ça casse, mais c’est sûr que ça va passer », affirme celui qui a étudié en soudage et montage.

Manque de popularité

Le tir à l’arc est peu connu au Québec. Une situation que déplore l’athlète.

« C’est difficile de pratiquer le tir à l’arc au Québec, car c’est peu connu et peu médiatisé. Même s’il y a une grande camaraderie entre les adversaires, c’est « plate » à regarder », souligne-t-il.

Le cinéma a souvent augmenté la popularité de ce sport dans le passé, mentionne-t-il. « Cette année, il y a beaucoup de films avec des archers. Nous n’avons qu’à penser à Hunger games ou Avengers. Ça aide à populariser ce sport. J’espère vraiment qu’il devienne plus populaire. »

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