Tropik-D : une ascension « hors de contrôle »
« Au début, je voulais faire un démo, mais j’ai plutôt fait un maxi (EP). Ça sonnait super bien. J’avais enregistré sept chansons, mais j’en ai gardé que cinq. Il y a quelqu’un qui m’a suggéré d’envoyer ça aux radios, mais je ne voulais rien savoir de ça. Finalement, je l’ai fait et il s’est passé quelque chose. Ç’a été un beau coup de dés », confie le musicien multidisciplinaire originaire d’Anjou.
La formation Tropik-D s’est ensuite fait connaître à l’occasion d’une tournée dans diverses micro-brasseries qui l’a amenée aux quatre coins du Québec. Différents médias locaux et régionaux se sont alors intéressés au groupe, lui offrant ainsi une certaine visibilité. Malgré cette reconnaissance, celui-ci peine toujours à percer le marché montréalais.
« Quand je suis à Québec, j’entends mes chansons trois fois par jour à la radio. C’est l’fun. À Montréal, c’est le silence plat. Certaines radios communautaires comme CIBL jouent nos tounes, mais c’est difficile de percer auprès des stations commerciales. Le rock, CKOI ou NRJ ne veulent rien savoir de ça. C’est triste et je ne suis pas le seul dans cette situation-là », fait valoir celui qui enregistre ses chansons dans un studio de la rue de Rouen, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.
Afin de se faire connaître d’un plus large public, Tropik-D est très présent dans les médias sociaux et offre quelques-unes de ses chansons gratuitement sur la plateforme Soundcloud. L’album « Hors de contrôle » devrait prochainement être en vente sur iTunes.
Du rock… en français et en anglais
Le deuxième opus de Tropik-D comporte 11 chansons originales, écrites et composées par Demetrio Maso. Sur le disque, il est accompagné de quelques musiciens. Alors que la majorité des pièces sont écrites en français, on en retrouve quelques-unes en anglais.
« Quand je compose, j’ai une mélodie en tête. Il arrive que les premiers mots qui me viennent à l’esprit soient en anglais. Bien souvent, j’y vais avec les sons. Si je traduis les mots en français, je trouve que ça sonne faux », explique-t-il.
C’est pour cette raison que le jeune homme choisit délibérément d’en exclure certains de son vocabulaire.
« C’est plus difficile d’écrire et de trouver des mots cools en français. Il y en a certains que je ne veux jamais utiliser dans une chanson. Par exemple, le mot amour. Je peux en parler sans le nommer. On dirait qu’en anglais, le mot love sonne moins cheesy », estime-t-il.
Outre les relations amoureuses, le musicien s’inspire également des enjeux environnementaux et de la politique pour composer ses textes.
Pour en savoir plus sur Tropik-D, on consulte les pages Facebook (http://on.fb.me/zDjQ1F) et MySpace du groupe (http://www.myspace.com/tropikd). On peut également le suivre sur Twitter (@TropikD).