Une saison décevante pour le Casalciprano
« Au début de la saison des Casalciprano (SENAAA, division 1), tout le monde nous disait que nous allions gagner le championnat cette année », se remémore Renato Valente, propriétaire de l’équipe. Cette prédiction ne s’est pas réalisée. Sur un total de 10 équipes, les joueurs ont terminé au huitième rang de la ligue de soccer élite du Québec.
Même du côté des statistiques, l’équipe angevine n’a pas su tirer son épingle du jeu. Elle a terminé avec une fiche de cinq victoires, trois nulles et dix défaites. Elle n’a remporté qu’une victoire par mois durant la saison. Elle termine au cinquième rang pour les buts produits (32) et arrive dernière pour les buts cédés (48). Toutefois, la formation est l’une des moins punies de la ligue.
Un joueur du Casalciprano a su tout de même se démarquer en démontrant sa maitrise du ballon et sa détermination. Frederico Augusto Pieruccini Moojen a reçu le titre du meilleur butteur de la saison, avec un total de 13 buts. « Malgré le résultat de la saison, nous avions le meilleur butteur. Ce n’est pas rien », affirme M. Valente.
Selon le propriétaire de l’équipe, le piètre résultat serait attribuable à la perte de joueurs clés tout au long de la saison et à l’aspect psychologique du jeu. « Nous avons perdu beaucoup de joueurs, dont Sandro Grande. En plus des départs, plusieurs de nos joueurs clés se sont blessés lorsqu’on avait le plus besoin d’eux.
« La plus grande faiblesse de notre équipe, c’est le mental. Nos joueurs étaient bons en technique, certains joueurs venaient du milieu professionnel. C’est davantage du côté mental qu’on a à s’améliorer. Plusieurs joueurs ne donnaient pas leur 100 %. Pour jouer au soccer, la technique et la forme physique sont primordiales, mais sans la tête et le mental, on ne peut pas jouer. C’est pourquoi nous sommes arrivés à ce résultat », explique-t-il.
Dès le mois de novembre, M. Valente et l’entraîneur vont parcourir les matchs de soccer intérieur à la recherche de joueurs plus jeunes pour la prochaine saison. La moyenne d’âge actuelle de l’équipe est de 26 et 27 ans. « Nous cherchons des jeunes âgés entre 19 et 22 ans », confirme M. Valente.
Des estrades vides
Le soccer à Anjou manque beaucoup de soutien. Les spectateurs ont quitté les terrains, une grande perte pour le soccer, selon M. Valente.
« À mon arrivée en 2006, les terrains d’Anjou étaient bondés. Nous avions plus de 600 spectateurs. Le public peut changer l’allure d’une partie. Actuellement, nous ne dépassons pas les 50 personnes. Lors d’un match à Anjou, il y avait plus de gens qui regardaient le match de baseball qui se jouait à côté de nous que notre propre match. C’est dommage », conclut-il.