Comment comptez-vous lutter contre la corruption?

Lise Thériault, Parti libéral du Québec

Le gouvernement libéral a déjà mis en place de nombreuses mesures pour lutter contre la corruption telles l’Opération Marteau, l’Unité permanente anticorruption ainsi que la commission Charbonneau. À cela vient s’ajouter plusieurs lois qui visent à resserrer les règles dans l’industrie de la construction ainsi que le financement des partis politiques.

Parmi ces nouvelles règles se trouve la loi 35, que j’ai faite adopter, qui empêche les entrepreneurs frauduleux de recevoir des contrats publics pour une période de cinq ans. Cela a porté ses fruits, puisque depuis décembre dernier, 154 compagnies ont perdu le droit d’avoir des contrats publics.

Le PLQ a fourni un effort constant pour faire le ménage et je compte continuer sur cette lancée. Je pourrai compter sur des gens qualifiés comme Robert Poeti, Robert Dutil, Jean Rousselle, Gilles Ouimet et Guy Ouellette pour poursuivre le travail.

Martine Roux, Parti québécois

D’emblée, je m’engage à agir avec honnêteté, intégrité et transparence. Ça peut sembler une évidence, mais je pense que l’on ne doit pas sous-estimer les choix que l’on fait pour soi-même, comme citoyen, comme contribuable et comme politicien.

Surtout, je suis consciente que la relation de confiance entre les citoyens et l’État a été malmenée et qu’il y a urgence d’agir pour la rebâtir. L’intégrité, ce n’est pas l’affaire d’une seule personne, c’est le défi de toute une équipe qui va choisir de gouverner autrement. Un gouvernement du Parti québécois s’engage à s’assurer que l’enquête publique et indépendante fasse toute la lumière sur les pratiques de corruption et de collusion, à élargir le mandat du Vérificateur général du Québec pour inclure les sociétés d’État et à assainir le financement des partis politiques avec un don maximal par électeur à 100 dollars. C’est à nous de choisir.

Richard Campeau, Coalition avenir Québec

Le gouvernement du Québec, ses composantes et toute la classe politique doivent regagner la confiance de la population. La Loi 1 d’un gouvernement de la Coalition Avenir Québec portera sur la création d’un poste de commissaire à l’intégrité, non seulement pour l’Assemblée nationale mais pour les élus municipaux également. Toutes les règles d’attribution des contrats publiques seront révisées.

Ce n’est que l’hiver dernier que les libéraux ont cédé aux demandes fusant de toute part dans la population, le monde municipal et politique en créant la Commission Charbonneau. Et c’est probablement pour ne pas avoir à subir les contrecoups de la commission que le gouvernement Charest a déclenché des élections hâtivement. La CAQ s’engage résolument à prendre les mesures nécessaires pour faire le ménage.

Marlène Lessard, Québec solidaire

J’estime qu’afin de lutter efficacement contre la corruption, il est impératif de mettre fin au financement sectoriel qui consiste, pour un parti politique, à recevoir du financement de dirigeants et d’employés qui servent de prête-noms pour une entreprise. Québec solidaire a démontré que le PLQ, le PQ et l’ADQ ont tous utilisé ce stratagème. Je propose d’abaisser le seuil des dépenses permises lors des campagnes électorales, mais d’assurer le financement public de certaines, de réduire les contributions individuelles à un parti politique et d’exiger davantage d’information des personnes donatrices. Je défendrai l’augmentation des ressources humaines et financières qui permettront à la Direction générale des élections de faire un travail de vérification plus approfondi. Enfin, une commission d’enquête sur l’octroi de contrats publics dans les secteurs professionnels (informatique, avocats, architectes, etc.) est cruciale pour la santé de notre démocratie. Seul Québec solidaire incarne une cassure d’avec les élites économiques corrompues.

Raphael Couture, Option nationale

Quand on regarde dans la plateforme d’Option Nationale, on remarque qu’une fois au pouvoir, on s’engage à mettre sur pied une commission d’enquête publique qui couvrirait l’octroi de contrats et de subventions dans le secteur public, les pratiques dans le milieu de la construction, le milieu des technologies de l’information, de même que le financement des partis politiques. Aussi, on fera en sorte que la population ait son mot à dire. Donc, la population pourra nous imposer un mandat d’initiative populaire lors d’une commission parlementaire, si 5% des électeurs inscrits nous le demande par le biais d’une pétition. C’est-à-dire que si 5% de la population le veux, ils pourront ajouter une question, un point particulier, etc. à la commission parlementaire. Ce qui fait en sorte que la population pourrait s’impliquer beaucoup plus dans l’avenir.

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