Evens Guercy : engagé, de Saint-Michel à Port-au-Prince

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Tel un justicier, Evens Guercy dédie sa vie à combattre les injustices sociales. Connu pour son engagement au sein de sa communauté, le policier et fondateur du Club de boxe l’Espoir n’a pas hésité à se rendre à Port-au-Prince, au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, pour prêter main-forte aux sinistrés.

Le voyage humanitaire ne s’est pas tout à fait déroulé comme prévu. Le périple, qui devait durer un mois, a finalement pris fin après seulement une semaine.

« Mon idole, c’est mère Térésa. Si je n’avais pas eu mes enfants, j’aurais passé ma vie à aider les plus démunis. Je suis au Québec et j’essaie d’aider les gens d’ici. J’ai fait du bénévolat à l’Accueil Bonneau et à la Maison du Père. Mais je suis d’origine haïtienne. Quand le tremblement de terre est survenu, je me suis dit que je devais y aller et je suis parti, dans le cadre de l’opération Coup de main. J’étais content d’en faire partie et de retourner chez moi », fait-il valoir.

Toutefois, le manque de ressources et la situation chaotique a forcé un retour rapide. Impuissant devant cette situation, M. Guercy déplore qu’en 2012, certaines personnes crèvent encore de faim sur la planète. Cette réalité est bien réelle dans les pays du Tiers monde, mais également dans les quartiers plus défavorisés des pays industrialisés, rappelle-t-il, insistant sur le fait que 40 % de la population du secteur Saint-Michel vit sous le seuil de la pauvreté.

Idéaliste et rêveur, M. Guercy se sent parfois comme un Don Quichotte qui se bat contre les moulins à vent. Malgré tout, il n’entend pas abandonner le combat.

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