On passe au vote

La semaine dernière, j’ai exprimé mon ras-le-bol des petits tours de passe-passe à l’Assemblée nationale. Vous avez semblé partager mes états d’âme. Alors pourquoi pas s’en faire une? On fait les fous! On se fait une Assemblée de citoyens. Pas de président en toge. Juste nous autres en pyjamas.

Premier point : reprendre le gros bout du bâton. Je l’ai déjà dit dans une chronique antérieure. «Plus on s’écrase devant quelqu’un, plus cette personne nous regarde de haut, simple loi de la physique.» (Je m’auto-cite. Si vous me voyez un jour penché sur moi-même la bouche ouverte, arrêtez-moi svp.)  

Ma question : Comment on fait pour tolérer des réponses évasives de politiciens? JAMAIS des actionnaires de Sony nelaisseraient le PDG leur donner des fausses données, des réponses pas claires, puis en plein milieu du meeting, le laisseraient partir parce qu’il décide qu’il a répondu à assez de questions. Monsieur le premier ministre, tu bouges pas tant qu’on n’a pas des réponses CLAIRES et VÉRIFIABLES. Et jamais le PDG déciderait si oui ou non il y aura enquête sur ses actions. Pourquoi on laisse ce pouvoir au premier ministre?

Deuxième point : la confiance en nos politiciens. Personnellement, j’en ai pas beaucoup. Je sais qu’il y a de bons et honnêtes politiciens. Mais les enjeux sont trop grands pour se fier sur les honnêtes et ne pas surveiller les tout croches.

Un propriétaire de Yellow est en droit de filmer ses employés pour s’assurer qu’ils ne volent pas des gougounes. Nous, les contribuables, les actionnaires, bref, les propriétaires, nous aurions pas le droit de surveiller qu’on ne vole pas notre avenir? Je suggère que tous nos ministres les plus haut placés aient une mini-caméra sur eux et un micro 24 heures sur 24. Tu veux travailler pour notre magasin? Parfait. Je veux savoir à qui tu parles, de quoi tu parles, combien de verres tu bois sur la job. 

Les ministres diront que c’est à ça que sert la chaîne parlementaire. On ne veut pas des résumés en veston, on veut voir les décisions en action! (C’est le moment où vous devriez taper fort sur quelque chose, la fenêtre du métro ou la tête du voisin.)

Je suis peut-être fou. Ou peut-être simplement idéaliste. Je ne sais pas. L’important est de savoir on est combien à commettre la folie d’exiger le respect et la vérité? On passe au vote.

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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