Dans les coulisses du Tournoi national pee-wee Anjou

Photo: Richard Pitt/TC Media

Si le Tournoi national pee-wee Anjou a aussi bonne réputation, il le doit en grande partie à une équipe de bénévoles dévoués qui ne comptent pas leurs heures pour faire de cet événement sportif une réussite à tous les points de vue.

Le 22 janvier dernier, Le Flambeau s’est rendu dans les coulisses du tournoi pour rencontrer ces bénévoles qui travaillent bien souvent dans l’ombre, loin des projecteurs.

Dès notre arrivée à l’aréna Chaumont, ce qui frappe le plus: le sérieux et le professionnalisme des bénévoles. Chacun connaît parfaitement les tâches à accomplir et son rôle. Ils baignent comme des poissons dans l’eau et ils sont d’abord et avant tout des gens passionnés.

Mme Bouchard, qui s’occupe des repas des joueurs à la fin de chacune de leur partie, est en poste depuis 36 ans, alors que le tournoi célèbre de son côté son 39e anniversaire.

Cela fait belle lurette que ses enfants sont grands, mais elle continue année après année à prêter main-forte aux organisateurs.

«Je me sens utile et j’ai du temps à donner. Ce sont deux semaines très occupées, mais j’aime ça», indique-t-elle.

Son collègue, M. Dicaire, du département de l’approvisionnement est aussi un habitué. Il s’assure également de la légitimité de chacun des joueurs. Il tient le fort depuis 38 ans. Difficile de lui en passer «une p’tite vite».

Au registrariat, Mme Lemieux en était à sa quatrième journée de bénévolat. Sur les 14 jours du tournoi, elle sera présente à une dizaine de journées.

«Comme vous pouvez voir, j’ai la chance de compter sur une excellente équipe. Vous n’avez rencontré qu’une partie des bénévoles, mais ils sont tous précieux. Sans eux, il ne pourrait pas y avoir de tournoi», avoue le président du tournoi Pierre Cournoyer.

Des partisans passionnés

Après la visite, nous avons assisté à la rencontre opposant les Lions du Lac Saint-Louis Sud aux Patriotes de Laval, dans la catégorie AAA. Pour une rencontre en plein milieu de semaine, il y avait beaucoup de spectateurs dans les estrades et pas seulement des parents de joueurs.

Du jeu rapide, des montées à l’emporte-pièce, des petits bijoux défensifs et des gardiens en contrôle de la rencontre ont ponctué ce match remporté 3-2 par les Lions du Lac Saint-Louis Sud. Les spectateurs ont eu droit à tout un spectacle sur la glace.

Rosaire Lavoie, d’Anjou, et André Archambault, du quartier Mercier-Ouest, sont deux passionnés de notre sport national. À la retraite, les deux comparses passent beaucoup de temps dans les arénas de la région montréalaise. Ils assistent à plusieurs tournois de hockey chaque année, et ce, depuis belle lurette.

«Sur les 39 ans du tournoi d’Anjou, je n’ai manqué que trois ou quatre éditions», souligne M. Lavoie, dont la femme était aussi présente dans les estrades pour encourager les joueurs.

«C’est un « capoté » du hockey, dira gentiment M. Archambault à propos de son ami. Je vois beaucoup de parties, mais lui, il est dans une classe à part.»

De toutes ces rencontres, les deux citoyens gardent de bons souvenirs. Ils ont eu l’occasion de voir évoluer Vincent Damphousse, Mario Lemieux, Luc Robitaille et bien d’autres, alors qu’ils n’étaient que de jeunes joueurs.

Avec encore plusieurs parties à disputer dans le tournoi angevin, parions que les deux hommes n’ont pas fini de voir du beau hockey.

 

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