Ville hockey ou ville cassée?

Lundi dernier, comme bien des Québécois, j’ai crié et sauté dans mon salon en souhaitant la victoire de la Sainte Flanelle. Au réveil, j’ai toutefois eu la gueule de bois. Non, je n’étais pas, comme certains, tombée dans l’excès après le match. C’est l’attitude de ce petit groupe de casseurs qui m’a complètement renversée.

Avant ces événements, je trouvais que les policiers de la Ville de Montréal avaient su trouver le bon registre pour gérer les foules aux abords du Centre Bell. Des fanions sur les voitures pour démontrer que «La ville est hockey», même pour les policiers. L’euphorie autour du Canadien était un sentiment partagé et positif dans une ville qui en a bien besoin. La police offrait une présence positive qui ne provoquait rien, mais assurait une certaine quiétude. Les effectifs étaient nombreux, mais pas envahissants.

Alors, que s’est-il passé? Comment une organisation qui semblait en contrôle a-t-elle peu perdre tout à coup toute emprise sur la tournure des événements? Les policiers de Montréal se préparaient à la sortie d’une foule en délire, heureuse de la victoire de son équipe. C’est ce qui s’est produit à la fin du match. Ce n’est que plus tard que le scénario a connu un revirement. Une bande de casseurs a fait des ravages, de gros ravages. Rien à voir avec l’atmosphère qui prévalait au Centre Bell peu de temps auparavant.

Il s’en trouve plusieurs pour critiquer l’intervention de la police. C’est vrai, on aimerait revenir en arrière et effacer ces quelques heures. Faire en sorte que notre force policière ait mieux géré l’événement, mais surtout que ces casseurs n’aient pas initié cette violence. On  souhaiterait que ces images n’aient pas fait le tour du monde pour ternir l’image de la ville festive qu’est Montréal.

Le climat est maintenant entaché. La suite des séries devra se dérouler avec le spectre de l’émeute. Ces moments vont hanter les prochaines sorties des fans du Centre Bell. Fini la police à l’approche communautaire : les forces de l’ordre prendront désormais toute la place. Les casseurs en sont les principaux responsables. C’est dommage car j’aime mieux une ville «hockey» qu’une ville cassée.

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