Fâchée ou pas, j'y vais!
Dans moins de 48 heures, nous choisirons nos élus municipaux. Dimanche, c’est le grand jour. Il y aura des élections dans plus de 1 000 municipalités au Québec, et Montréal sera au centre de ce grand exercice démocratique. Dans la métropole du Québec, celui où celle qui sera appelé à diriger Montréal aura tout un défi.
Comme citoyen, on a toutes les raisons d’être fâché. Les allégations de corruption qui pleuvent, le refus du gouvernement de demander une enquête publique, les candidats qui se dérobent, rien ne semble nous mettre dans une humeur pour poser un geste positif. Comme citoyen, on
a plutôt envie de se cacher sous notre lit et d’attendre que ça passe.
Il u en aura d’ailleurs plusieurs pour se trouver une excuse pour ne pas voter. Pour l’un, il fera trop beau. Pour l’autre, il ne fera pas assez beau. Pourtant, bouder n’est pas une option. Ceux qui croient qu’aller voter ne change rien se trompent. C’est trop facile de s’abstenir.
Ce n’est pas en abdiquant son droit qu’on modifie le cours des choses. Au contraire, il faut se mobiliser. C’est une façon de dire aux élus qu’ils sont sous surveillance. Cela envoie un message clair aux politiciens : on ne regarde pas de l’autre côté, on a les yeux rivés sur la balle, sur le comportement des élus.
À l’inverse, le désengagement et le cynisme ne nourriront pas le changement et l’imputabilité. Encore moins l’espoir. On l’entend fréquemment : ils et elles sont tous pareils. Est-ce vraiment le cas? Dans votre quartier, au-delà des partis, il y a pourtant bien une personne que vous avez croisée durant cette campagne qui a posé sa candidature pour faire une différence…
On peut rester chez soi et blâmer les autres. On peut voter et se donner le droit de chialer et de demander des comptes. La démocratie d’une société ou d’une ville n’est que le reflet de sa vitalité. Puisqu’il est vrai que l’on a les élus qu’on mérite, fachée ou pas, j’aurai au moins exercé mon droit de vote!