C'est assez!

C’est assez! Ça a assez duré. Il ne se passe pas une journée sans que l’on ait droit à de nouvelles révélations entourant le secteur de la construction et l’attribution de contrats importants. Il devient impossible d’écouter le bulletin télévisé ou de lire les journaux sans que l’on nous fasse comprendre que l’on dépense trop pour ce que l’on a. On le sait pourtant depuis longtemps, il en coûte plus cher au Québec pour construire des routes ou réaliser des projets d’infrastructures. Reste à savoir pourquoi… mais là, est-ce que l’on veut vraiment le savoir?

Les grands projets sont au centre des dépenses à tous les paliers de gouvernement. Leviers des plans de relance économique, les sommes investies représentent aussi le rattrapage essentiel assurant la mise à niveau des infrastructures. Toutefois, des allégations sérieuses laissent croire que la corruption est érigée en système.

À Montréal, de nouvelles histoires sont publiées chaque jour. Le Québec n’est pas en reste. Un présumé club select de fournisseurs fixerait les prix. Les organisations de motards et le crime organisé feraient la loi sur les chantiers de construction. L’attribution des contrats serait loin de se faire selon les règles de l’art. Il serait temps de comprendre ce qui se passe réellement. Les enquêtes policières permettront sûrement de trouver certains coupables, mais elles n’apporteront pas nécessairement l’éclairage voulu.

Après des demandes répétées des deux partis d’opposition, Jacques Dupuis, le ministre de la Sécurité publique, refuse de donner suite à leur requête et de mettre sur pied une commission d’enquête publique. Pourtant, cette mesure a fait école et donné des résultats. À la suite d’actes de violence sur le chantier du barrage à la Baie-James en 1974, on a créé une commission qui a eu le mandat d’enquêter sur les pratiques syndicales dans l’industrie de la construction. Deux ans plus tôt, la CECO (Commission d’enquête sur le crime organisé) avait permis de réduire la corruption en enquêtant sur les activités du crime organisé.

Il est temps de remettre les pendules à l’heure. Il faut faire la lumière sur l’attribution des contrats publics et identifier les maillons faibles afin de remédier à la situation et d’encadrer les pratiques. C’est un passage essentiel pour retrouver, un tant soit peu, confiance dans le processus.

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