Vignettes aux abords des métros: MHM abandonne le projet
Les opposants au projet-pilote de vignettes de stationnement aux abords de certaines stations de métro de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM) peuvent crier victoire. L’arrondissement a décidé de ne pas aller de l’avant dans ce dossier.
La grogne des résidents du quartier a eu raison du projet. Au conseil d’arrondissement du mois de février, une vingtaine de riverains ont manifesté publiquement leur désapprobation, craignant notamment pour leur qualité de vie et d’être envahis par des centaines de conducteurs de la banlieue.
L’objectif poursuivi par les édiles municipaux était de permettre aux automobilistes de se procurer une vignette pour se garer sur certaines rues, afin de favoriser l’intermodalité et le transport en commun.
Pour le maire Réal Ménard, il s’agissait d’une question de développement durable.
Les citoyens ne l’ont pas vu du même œil et ne se sont pas gênés pour exprimer leurs doléances.
Dans les échanges avec les gens présents au conseil de février, le magistrat a toujours affirmé que la décision n’était pas prise. Les élus devant plutôt statuer à la séance du mois de mars (3 mars).
Explications
Devant le tollé de protestations, les élus ont donc décidé d’abandonner l’idée. L’annonce officielle en a été faite au tout début de la séance du conseil. Les gens présents ont alors applaudi la décision des élus.
«Dès le départ, le dossier a pris une tournure inattendue et je m’en excuse, de souligner M. Ménard. Il n’était pas question d’imposer des vignettes sur toutes les rues aux abords des stations de métro, ni pour toutes les places de stationnement des tronçons visés (Lyall, Beauclerk et Émile-Legrand, entre Sherbrooke et Pierre-de-Coubertin).
«Le projet visait 20% des espaces de stationnement. Il y a eu un grand manque de communication de notre part.»
Les élus ne reviendront pas en arrière. Le projet-pilote de stationnement incitatif sur rue aux abords des stations de métro est bien relégué aux oubliettes. Par contre, ils étudieront tout de même la question du stationnement incitatif.
La conseillère du district de Maisonneuve – Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde ajoute que vignettes ou pas, il y a actuellement des gens qui se stationnent sur les rues près des stations de métro. Le projet-pilote voulait simplement mieux contrôler la donne et non pas augmenter le nombre de véhicules, renchérit-elle.
Des citoyens ont soumis certaines pistes de solution aux élus pour les aider dans leurs réflexions. Ainsi, une personne a lancé l’idée d’imposer une tarification et de réserver des espaces spécifiquement pour les Montréalais au stationnement incitatif Radisson. De favoriser le covoiturage, comme cela se fait sur certaines voies d’autoroute, ou encore d’ajouter des étages au stationnement incitatif Radisson.