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Les organismes communautaires manifestent devant le bureau de Lise Thériault

Photo: Steve Caron/TC Media
stevecaron2014 - TC Media

La survie de plusieurs organismes communautaires de Mercier et d’Anjou est en péril en raison du sous-financement et des politiques d’austérité du gouvernement Couillard. Une vingtaine d’entre eux ont joint le mouvement québécois de grève, les 2 et 3 novembre, en fermant ou interrompant leurs services.

Les conséquences des décisions du gouvernement Couillard dans le soutien aux organismes ont des effets concrets qui remettent en question l’existence même de certains services communautaires.

Pour un organisme comme «Le petit garage», un point de service de la Maison des familles de Mercier-Est, qui offre des ateliers et activités aux jeunes de 6-12 ans habitant dans les HLM Dupéré et Thomas-Chapais, le manque de financement se fait de plus en plus sentir.

«Auparavant, le camp d’été du petit garage était de 4 jours par semaine. Cette année, on a eu droit à 2,5 jours par semaine. Les déjeuners-causeries pour les parents étaient gratuits, maintenant la tarification est envisagée», déplore une mère de famille qui fréquente le volet parent de l’organisme.

Selon elle, sans les multiples activités offertes, le développement de son enfant ne serait pas le même. À la Maison des familles de Mercier-Est, Benjamin, 3 ans, a trouvé des amis et a amélioré ses capacités langagières, en plus de socialiser avec des jeunes de son âge.

«Sans un financement adéquat, les postes de travailleur de milieu et d’intervenante en langage et lecture sont en danger, soutient Juliette Grosse, de la Maison des familles de Mercier-Est. La charge des employés a considérablement augmenté. Les ressources ne suivent en rien l’augmentation des besoins de la clientèle.»

La situation n’est pas plus rose à Infologis de l’est de l’île de Montréal, au Carrefour des femmes d’Anjou, à l’ACEF de l’est de Montréal ou au centre Info-Femmes, qui ont tous participé à la manifestation du 3 novembre, devant les bureaux de la vice-première ministre, Lise Thériault. Tous doivent gratter les fonds de tiroir pour joindre les deux bouts.

Dans plusieurs cas, cela se conjugue avec des abolitions de postes et des réductions de services à la population.

«Les politiques d’austérité affectent grandement les populations desservies qui se tournent alors vers les groupes communautaires. Il est essentiel de conserver nos services publics et les organismes communautaires», indique Catherine Lussier, d’Infologis de l’est de l’île de Montréal.

En l’absence de la vice-première ministre, qui est au repos complet pour une période de six semaines pour des raisons de santé, les demandes des organismes communautaires ont été transmises à son attachée politique, Sofia Benzakour.

Les manifestants revendiquent le respect, l’autonomie et la reconnaissance de leur travail comme moteur de progrès social; le plein financement à la mission globale de tous les organismes d’action communautaire autonome qui y ont droit; l’indexation annuelle des subventions pour suivre l’augmentation des coûts de fonctionnement et la fin des compressions budgétaires par un réinvestissement majeur dans les services publics et les programmes sociaux.