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La renaissance du tennis masculin

Mathieu Horth Gagné - Métro

Il y a quelques années, les filles soutenaient le tennis canadien à bout de bras. On entendait parler d’Aleksandra Wozniak et de Stéphanie Dubois, tandis que les gars étaient dans l’ombre.

La situation a changé cette année. Les filles ont encore du succès – on n’a qu’à penser à la belle saison de Rebecca Marino –, mais les gars ont enfin pris leur place.

Tout a commencé avec l’éclosion du jeune Milos Raonic (20 ans). «Milos a été la révélation de l’année, pas seulement au Canada, mais également au niveau international», a affirmé Louis
Borfiga, vice-président au développement de l’élite à Tennis Canada. En effet, le jeune Ontarien a connu une saison de rêve. Il a d’abord atteint les huitièmes de finale en Australie, il a gagné à San Jose et il a atteint le match ultime à Memphis. Il occupe présentement le 29e rang mondial. Sa progression a toutefois été freinée par une vilaine blessure qu’il a subie à Wimbledon.

Un autre événement a ramené le tennis masculin canadien au centre de l’atten­tion: le passage du Canada dans le groupe mondial de la Coupe Davis.

Grâce à sa victoire contre Israël au mois de septembre, le Canada a joint le club sélect des 16 meilleures nations au monde pour la première fois depuis 2004. Et il a réussi cet exploit sans sa meilleure arme, Raonic, qui était malade.

«Nous avons gagné grâce à Vasek Pospisil», a expliqué Eugène Lapierre, directeur de la Coupe Rogers. Même s’il n’a pas atteint les mêmes sommets que Raonic, Pospisil a retenu l’attention en 2011. Il a commencé la saison au 400e rang mondial et occupe maintenant la 132e place. «Il a fait un bond énorme, autant dans son jeu que dans ses résultats», a indiqué M. Borfiga.

Ces bons résultats font inévitablement naître des attentes plus élevées pour l’avenir. Au cours des deux prochaines années, Tennis Canada espère avoir quatre joueurs dans le top 100, deux chez les hommes et deux chez les dames. Eugène Lapierre parle même de la possibilité d’avoir plus d’un joueur dans le top 50.

«Ça aide beaucoup», pense Eugène Lapierre
La Coupe Rogers de Montréal n’a pas de problème d’assistance. Presque chaque année, le tournoi au parc Jarry bat des records. Toutefois, le directeur de l’événe­ment, Eugène Lapierre, reconnaît que la présence de joueurs canadiens de premier plan donne un bon coup de main pour remplir les gradins au cours des premiers jours du tournoi.

«Ça aide beaucoup dans les débuts, a-t-il indiqué au cours d’une entrevue avec Métro. Ce sont des petits gars de chez nous. Les gens sont contents pour eux et veulent venir les encourager. De plus, les joueurs locaux, surtout ceux qui sont formés ici, à Mont­réal, ont beaucoup plus de visibilité dans les médias. On se les approprie.»

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