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Le Japon: une crise? Quelle crise?

Lillo Montalto Monella - Metro World News

Métro s’est entretenu avec David Kaplan, journaliste d’enquête et auteur de Yakuza: Japan’s Criminal Underworld.

D’où les yakuzas tirent-ils leurs revenus?
Au cours des 30 der­nières années, ils se sont recyclés dans la criminalité en col blanc et les investissements légitimes, notamment dans l’immobilier. À l’époque où l’économie japo­naise était en plein essor et que le yen s’appréciait face au dollar, les biens immo­biliers ont pris énor­mément de valeur, et les propriétés des yakuzas ont augmenté considé­ra­blement. Et depuis quelque temps, même si la crise sévit, leur participation aux crimes financiers est devenue considérable : ils sont en fait aujour­d’hui les grands inves­tisseurs dans l’écono­mie japonaise.

Où les retrouve-t-on?
Leurs affaires vont de la criminalité de rue – ils sont notamment dans le jeu et la prostitution – aux opérations financières à grande échelle. Ils savent comment faire de l’argent, peu importe la situa­tion: quand l’économie s’essouffle, ils se com­portent comme des requins avec les gens qui font banqueroute ou qui demandent des prêts. Ils contrôlent l’économie réelle, collectent l’argent et mènent les négo­­ciations commerciales au noir.

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