Gel de l'aide internationale
Le Canada gèle son aide internationale à trois ans de la fin de l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement, tandis qu’il y a encore 67 millions d’enfants sans éducation de base, près
de 7,6 millions d’enfants mourant avant leur cinÂquième anniversaire, plus d’un million de personnes décédant de tuberculose, un million d’enfants de moins de cinq ans succombant de la diarrhée.
Pourtant, en investissant dans l’éducation, l’aide internationale canadienne favorise la croisÂsance
dans tous les secteurs de l’économie des pays pauvres, leur évite des dépenses importantes dans la guérison des maladies. Par son appui au micro-crédit aux micro-entreprises, elle contribue au PIB et à la création d’emploi.
L’aide internationale canadienne sert à améÂlioÂrer la sécurité alimentaire et l’accès à l’éducation de base dans le monde en développement, notamÂment pour les filles. Elle accroît les investisÂsements dans la prévention de malaÂdies comme le VIH/sida, le paludisme et la tubercuÂlose, améliore la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, permet d’installer des centres d’approvisionnement en eau et d’assainissement et soutient les petites et moyennes entreprises.
L’ACDI, qui n’a reçu que 0,37 % du produit intérieur brut (PNB) en 2010-2011, a besoin de plus d’argent pour tenter de mettre fin à la pauvreté et pour favoriser l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le déveÂlopÂpement.
– Pierre Jacques Vil, Ottawa